Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

vendredi 19 mars 2010

La mort dans l'âme


La mort dans l'âme les hommes s'endorment
La mort dans l'âme le glas sonne et sonne
Les larmes dans le silence résonnent,

Les larmes de la solitude informe...

Larmes qui soulagent
Larmes qui soignent le coeur
Larmes de douleur, de rage
Baume à toute rancoeur

La mort dans l'âme les hommes se meurent
La mort dans l'âme le glas pleure et pleure
Les larmes au coin des paupières affleurent
Les larmes nées de ce monde de leurre...

Larmes qui soulagent
Larmes qui soignent le coeur
Larmes de douleur, de rage
Baume à toute rancoeur

La mort dans l'âme les hommes revivent
La mort dans l'âme le glas agonise
Les larmes sèchent la douleur s'avive
Les larmes que l'artiste poétise...

©eryndel

samedi 12 décembre 2009

Vide


Vagues obscures d'illusions brisées
Inutile douleur du coeur arraché
Danse indifférente d'un espoir navré
Etoiles mortes aux âmes vidées...

Il n'est ici ni froid ni joie,
Rien que le vide sans ombres
Il n'est ici ni méfiance ni foi
Rien que cette douleur si sombre.

Il n'est ici nulle joie nulle peur
Rien que l'indifférence sans âme
Il n'est ici nul espoir nul malheur
Rien que le vide sombre flamme

Vagues obscures d'illusions brisées
Inutile douleur du coeur arraché
Danse indifférente d'un espoir navré
Etoiles mortes aux âmes vidées...

©eryndel

samedi 7 novembre 2009

Rondeau de Solitude


Dame de nuit au doux souris
S'en vient sans lumière ni bruit
Offrir aux endormis les songes
Ciselés par fées ou esprits
Dans le secret d'un monde gris.

Mais nulle aimable rêverie
Ne vient à moi, nulle féerie :
Une ombre rôde, qui me ronge,
Dame de Nuit...

Onques ne vis plus douce nuit
Ni plus propice à poésie ;
Mais de l'ennui l'ombre s'allonge
Entour mon âme au coeur meurtri :
Solitude vainc ton souris,
Dame de nuit.

©eryndel

mercredi 28 octobre 2009

La phalène curieuse


Une flamme liquide d'ambre fascinant
Attirait les regards d'une reine phalène.
Quel secret se cachait en son coeur flamboyant ?
Ainsi s'interrogeait la trop curieuse reine.

Des murmures attisent sa curiosité,
Les murmures discrets du feu plein de secrets.
La phalène, croyant à quelque confidence,
Approche pour entendre, sans nulle défiance...

Au pied de la bougie, deux ailes calcinées :
La phalène indiscrète au piège fabuleux
Du secret si tentant s'est laissée attraper.
Mais nulle merveille, nul trésor dans le feu.

Les secrets ne sont pas ce qu'ils semblent :
Une fois découverts, au mieux ils vous déçoivent ;
Au pire... ils vous réduisent l'âme en cendres.

©eryndel

Murmures indiscrets

Ecrit pour l'association littéraire Les Littoerales l'année de sa création.


Le murmure du vent chuchote, l'indiscret,
Sous le ciel scintillant de rêves endormis :
Le murmure du vent colporte les secrets
Par la Dame de Nuit espionnés et surpris.

Sous le ciel scintillant de rêves endormis,
Les forêts éveillées murmurent, effarouchées.
Par la Dame de Nuit espionnés et surpris,
Les hommes endormis ont perdu leurs secrets.

Les forêts éveillées murmurent, effarouchées,
Ce que le vent nocturne marmonne et gémit.
Les hommes endormis ont perdu leurs secrets,
Ceux que leurs rêves seuls révèlent à la Nuit.

Ce que le vent nocturne marmonne et gémit,
La Lune facécieuse aux rêveurs l'a volé;
Ce que leurs rêves seuls révèlent à la Nuit,
Aux dryades et fées ce soir s'en est allé...

©eryndel

samedi 8 août 2009

Lune vermeille


La lune vermeille
D'une nuit d'été
Au ciel enchanté
Dans l'ombre émerveille

La lune ensoleille
Le monde des fées
Ruines embrumées
Et peuplées d'abeilles

La lune émaillée
Dans la nuit promène
Sa face éveillée

Mais je veille encor
Comme la phalène
Aux ailes de mort

©eryndel

mercredi 1 juillet 2009

Haïkus arc-en-ciel

Opale lunaire
Éclat neigeux de l'âme
Pureté du blanc.

*

Feuillage incarnat
Soleil du soir s'empourprant
Le rouge triomphe.

*

Une flamme orange
Lueurs d'ambre sur mains frileuses
Chaleur d'hiver.

*

Soleil estival
L'or d'un rire de bonheur
Festival du jaune.

*

Emeraude forêt
Océan de sinople
La Nature règne.

*

Myosotis
A perte de vue
Rire argentin du bleu.

*

Lever du jour
Le ciel au satin d'améthyste
Bouquet de violettes.

*

Nuit sans Lune
Les ombres tissent les rêves
Dans le noir.


©eryndel

jeudi 18 juin 2009

La dame d'ivoire


Loin le temps des fiers ménestrels
Qui chantaient dames au teint de lait,
Loin le temps des chants des rondels
Qui éclairaient les longues veillées

Dans la nuit s'élève un chant d'antan
A la voix pure aux vers cristallins
Dans la nuit s'élèvent mots anciens
Qui font danser les ombres du Temps
Une damoiselle au voile blanc
Chante charmants accords d'un refrain
Par nostalgie sereine au matin
D'un passé aux attraits envoûtants

Loin le temps des fiers ménestrels
Qui louaient dames au teint de lait
Loin le temps des chants des rondels
Qui enchantaient les longues veillées

A l'aurore une voix cristalline
Au chant d'azur aux vers rayonnants
A l'aurore paroles d'antan
Font danser du passé les lettrines
Damoiselle à la robe albatrine
Chante doux accords lancinants
Sur Vièle ancienne aux cordes d'argent
Par nostalgie et larme assassine

Loin le temps des fiers ménestrels
Qui chantaient dames au teint de lait,
Loin le temps des chants des rondels
Qui éclairaient les longues veillées

A mi-jour une voix diamantine
Au chant d'argent aux vers émaillés
A mi-jour une voix d'ors blessés
S'élève et la journée enlumine
Damoiselle à la joue ivoirine
Chante rondel aux accords muets
De son regard à jamais figé
Sous le soleil à l'âme opaline

Loin le temps des fiers ménestrels
Qui louaient dames au teint de lait
Loin le temps des chants des rondels
Qui enchantaient les longues veillées

Dans la nuit s'élève un chant d'antan
A la voix pure aux vers cristallins
Dans la nuit s'élèvent mots anciens
Qui font danser les ombres du Temps
Une damoiselle au voile blanc
Chante charmants accords d'un refrain
Par nostalgie sereine au matin
D'un passé aux attraits envoûtants

Loin le temps des fiers ménestrels
Qui chantaient dames au teint de lait,
Loin le temps des chants des rondels
Qui éclairaient les longues veillées

©eryndel

mardi 2 juin 2009

L'angoisse des fins d'année

Se tord le coeur blessé par la peur,
L'angoisse des fins d'année,
Se noue la gorge, se tord le coeur
Par l'urgence torturés ;

Frappe l'inquiétude au coeur saigné,
Par la solitude honnie,
Pleurent les nerfs, cordes d'arc brisé,
Trop tendus par le souci.

Se tord le coeur, frappe l'inquiétude,
L'angoisse de solitude,
Se nouent la gorge, les nerfs brisés,
Trop tendus, torturés.

Le coeur saigne blessé par la peur
Des fins d'année honnies,
Pleurent les nerfs et se tord le coeur,
Dans l'urgence et le souci.

Vienne l'espoir vienne le repos
Qui apaisera mon coeur,
Parte le tourment drapé d'oripeaux
D'ombre et de rancoeur...

©eryndel

dimanche 31 mai 2009

Mélancolie

Triste comme un jour de pluie sans lumière
Ou comme une brume désertée par les fées
Triste comme la nuit altière et solitaire
Comme un monde par la magie abandonné

Triste comme un espoir détruit avant d'éclore
Ou comme solitude sous un ciel sans soleil
Triste comme une joie emportée par la mort
Triste infiniment triste la vie sans merveille

Triste infiniment triste la vie dans l'ennui
Triste à en pleurer, triste à en rire aussi
Triste souvent c'est vrai mais parfois souriante
Parfois ensoleillée, souvent réconfortante.

©eryndel