Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

mercredi 7 février 2001

Écrit le 7 février 2001, et ainsi nommé par opposition au poème "L'Amour éclos".




Avant c'était le temps des claires nuits sans ors
Quand beaucoup d'étoiles riaient au grand amour
Et que l'âme est emplie de fraîcheur chaque jour
Et que mon coeur aimant bat comme une aile d'or

Avant c'était le temps du silence à l'aurore
Et du merle éveillé par le lever du jour
Le temps des passion l'époque de l'amour
Le temps des fleurs ailés le temps d'un autre sort

Maintenant c'est l'hiver le froid dévastateur
C'est le désert obscur le temps d'un grand malheur
C'est le feu dévorant la grêle impitoyable

Maintenant c'est le temps d'une aveugle existence
C'est l'agonie du coeur le trépas des romances
C'est la mort de l'amour enterré sous le sable.

©eryndel

dimanche 21 janvier 2001

L'Etoile




La gracieuse danseuse délicate fée
Vole de coeur en coeur, gracile papillon
Et touche à peine terre de son pied mignon
Et éblouit les yeux dans son tutu léger

L'aérienne danseuse, en prenant sa volée
Eveille la musique que joue les violons
En l'effleurant des plumes de ses beaux bras ronds,
En l'effleurant des frêles pointes de ses pieds,

Et soudain elle saute, bondit vers les nues,
Elle suspend son saut dans le silence ému,
Atterrit doucement sous nos yeux médusés.

La gracieuse danseuse délicat papillon
Nous dans la musique avec des gestes ronds
Et sur ses lèvres flotte un sourire léger.

©eryndel

vendredi 12 janvier 2001

Eclipse

Texte inspiré par une véritable éclipse, écrit le 12 janvier 2001.


La Lune scintillante perle de la nuit
Devant l'avance de l'ombre qui l'envahit
Pâlit.
Le Soleil flamboyant joyau précieux du jour
Devant l'approche de l'ombre qui sur lui court
Ternit.
La perle de la nuit lutte bien vaillament
Mais le néant plus fort la ronge entièrement,
Triomphant.
Le diamant du jour se bat férocement
Mais le voile opaque le couvre vivement,
Jubilant.
Mais Phoebé patiemment continue le combat,
Cependant le Soleil furieusement se bat,
A regret le néant recule lentement,
Le noir voile humilié s'enfuit piteusement ;
Et sous les quolibets du jour et de la nuit
Battues une fois encore les ombres fuient.

©eryndel

vendredi 15 décembre 2000

L'Amour éclos

Je ne connaissais pas vraiment l'amour, mais je voulais en parler. Aujourd'hui, quand je le relis, ce poème du 15 décembre 2000 me semble partiellement éloigné de la réalité.


Une fragile fleur en mon coeur est éclose
A l'aurore. Ses légers pétales, si frêles,
Bordés d'or battent de leurs délicates ailes,
Une fragile fleur, une éphémère rose.

Mais ses cruelles épines, hélas, s'arrosent
Du sang de mon coeur meurtri, transpercé par elles
En même temps qu'en mon sein s'épanouit la belle,
Frêle, grêle, douce, tendre et cruelle rose.

Fleur d'amour, Amour épineux, épine en fleur,
Corolle de fraîcheur emplie d'un grand bonheur,
Pétales de velours parsemé de lapis...

C'est à cause de toi, toi que je vis un jour
C'est à cause de toi que j'appelle l'amour,
Car depuis sans amour il n'y a plus de joie.

©eryndel

mardi 30 mai 2000

Hommage à la rose

Parfois, il suffit de peu pour que naisse l'envie d'écrire. C'est le cas de ce texte (créé le 30 mai 2000) : ayant eu une rose en cadeau, l'envie de la décrire m'est venue, et de là est né cet "Hommage à la rose".


Hommage à toi, belle rose !
Tes fragiles pétales se déploient avec grâce,
Ta tendre corolle s'abreuve de soleil
Et tu penches ta noble tête au teint vermeil ;
Sur ton calice, de flétrissure point trace.

Hommage à toi, fraîche rose !
Quand, encore au rosier, de perles tu te couvres,
Quand le matin, de fraîches senteurs tu te pares,
Quand l'aurore dorée de pourpre te chamarre,
Quand enfin le satin de ta fleur tu nous ouvres,

Hommage à toi, douce rose !
Car enfin tu nous montres ta fière splendeur,
Noble reine épandant ta suave douceur,
Reine fleur sans orgueil, fleur reine frêle et grêle.

Hommage à toi, rose éclose !
Comme j'aime à te voir, rose qui sans pudeur
Me dévoile ton coeur comme à une vraie soeur ;
J'aime à ce que tes feuilles et mes cheveux se mêlent.

Hommage à toi, belle, fraîche, douce rose éclose...
Tu es reine des fleurs, tu es la fleur des reines.

©eryndel

samedi 19 février 2000

Tempête

Ce poème, daté du 19 février 2000, compte parmi ceux que j'aime le moins... Je vous laisse en juger.


Un silence palpable pèse sur les mers.
Une étouffante chaleur flotte dans les airs.
L'azur est recouvert par les nuages amers,
Les flots virent au noir, perdent leurs reflets verts

Et s'agitent à l'appel du vent soudain brutal,
Qui tel un général commandant une armée,
Soulève flots d'acier et lames de métal
Contre un banc de rochers, forteresse assiégée,

En hurlant aux troupes d'en haut floconneuses
De libérer leurs foudres sur la mer torturée
Qui se tord de douleur et enfle sans arrêt,
Dans le vain espoir d'atteindre les coléreuses

Nuées. Peut-être réussit-elle enfin, toujours
Est-il qu'ils éclatent, déversant soudain des
Larmes diluviennes, mais ripostent toujours
Aux attaques marines. La tempête en effet

Est un combat entre les éléments furieux,
Un éternel combat qui, interrompu par
L'astre radieux, recommence toujours car
La haine s'attise du temps qui passe aux feux.

©eryndel

mardi 27 juillet 1999

Nuit rurale

Ce poème fut composé dans la nuit du 27 au 28 juillet 1999. Il est le premier à traiter d'un autre de mes thèmes favoris, la nuit - encore que le tout premier de mes textes poétiques évoque ce thème dans la dernière strophe.





Dans le ciel étoilé Phoebé est apparue,
Baignant la campagne de sa lumière crue.
Au loin les cloches d'une vieille église tintent,
Déchirant le silence de leur douce plainte.

Nuit de campagne, tu possèdes tant de charmes !
Je me tais, laissant le vent doux et frais me parler
Et ainsi bercée j'écoute de toute mon âme
Les bruits de la campagne, subtils et légers :

Les feuillages bruissant sous la caresse de
La brise ; les craquements causés par l'animal
Nocturne ; l'aboiement des chiens sous le fanal
De la lune, et le fort hululement de

La chouette. Mais déjà les étoiles s'effacent,
Le doux visage du beau ciel au teint d'ébène
De noir devient bleu, la lune cache sa face.
Et je quitte des yeux ton spectacle avec peine.

©eryndel

dimanche 11 avril 1999

Les rêves du chat

Composé le 11 avril 1999, ce poème (le deuxième que j'aie écrit) faisait partie, à l'instar du précédent, d'un devoir d'écriture de quatrième. Une fois encore, mon inexpérience d'alors en matière de poésie est visible, même si on y voit déjà apparaître un de mes thèmes favoris - le rêve, la magie d'un instant de bonheur contemplatif.



Le félin aux yeux d'opale rêve,
Etendu au soleil tiède et
Doux. Il s'étire, bâille, se recouche puis rêve
Encore. Il ronronne, beau et

Heureux. Ses yeux emplis de paillettes dorées
Se ferment à demi tandis que le bruit qui
Monte de sa gorge s'amplifie sans arrêt,
Emplit l'atmosphère de parfums qui,

Au contact du calme animal endormi,
Se mélangent et s'assemblent pour soudain
Devenir des rêves paisibles, à demi
Orgueilleux, fiers et étranges, et vains.

Alors le noble chat, bercé par le soleil,
Sans plus se soucier de son environnement,
Au milieu des rayons et des fleurs, lentement
Sombre enfin sans souci dans un profond sommeil.

©eryndel

samedi 10 avril 1999

Ciel d'été

Voici mon tout premier poème, écrit le 10 avril 1999... Il est loin d'être digne de ce qualificatif, mais c'est, malgré tout, le premier, et je lui attache donc une certaine importance, malgré sa médiocrité.




L'écume légère d'un nuage éclabousse
Le ciel bleu azuré,
Et sans cesse, par le soleil éclairée, mousse.
Puis le soir est tombé.

Le soleil rouge disparaît dans le ciel
Coloré d'or et de cuivre.
La lune impatiente déjà sort et appelle
Les étoiles fraîches et ivres,

Tandis que le ciel se voile de noir
Pour mettre en valeur les petits miroirs
Qui dans ses beaux grands jardins s'ébattent

Et s'apprêtent à recevoir,
Vêtue d'or, d'argent et de moire,
La Lune, qui s'avance sans hâte.

©eryndel