Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.
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mercredi 29 novembre 2017

Fées des neiges

Fées légères
Tout en dentelles
Aux ailes de plume immaculées
Fées gracieuses
Au pied léger
Vous valsez vous dansez virevoltez
Tout en dentelles
Fées légères

Au son du silence 
Vous menez la danse
Dans l'aube rosée
A peine éveillée
Au son du silence
Vous menez la danse
Et dessous vos pieds
La neige apparaît

Fées légères
Tout en dentelles
Aux ailes de plume immaculées
Fées gracieuses
Au pied léger
Vous valsez vous dansez virevoltez
Tout en dentelles
Fées légères

Les violons muets
Vous font tournoyer
Dans l'aube nouvelle
Au sommeil bien frêle
Les violons muets
Vous font tournoyer
Et battre des ailes
Dans la neige belle

Fées légères
Tout en dentelles
Aux ailes de plume immaculées
Fées gracieuses
Au pied léger
Vous valsez vous dansez virevoltez
Tout en dentelles
Fées légères
©eryndel


Extrait du Casse-Noisette, la valse des flocons de neige (musique : Tchaïkovski, représentation du théâtre Mariinski, 1994)

mardi 31 mai 2016

Sommeil


La fée des ondes
Un jour règnera,
Reine du monde,
Et le protègera

Et qu'elle l'inonde
De sa traîne liquide,
La planète ronde
Où elle dort, languide

Sous ses voiles d'azur,
Dorment les villes
Qui rêvaient d'un futur
Bien moins hostile

Sous ses flots d'argent pur,
Dorment les forêts
Qui rêvaient d'un futur
Plus ensoleillé

Sous ses vagues sans âme
S'étend le cimetière
Des multitudes d'âmes
Qui peuplèrent la Terre.

©eryndel

dimanche 29 mai 2016

Ballade de la fin d'un monde

Mourante fée des forêts
Où sont les chênes centenaires
Et les grands sapins toujours verts
Que des squelettes poitrinaires
Et des champs secs et découverts
Impitoyables, ont remplacé ?

Où sont les glaciers fabuleux
Aux reflets d'argents merveilleux
Que les rochers luisants et noirs
Ont remplacé sans plus d'espoir
Mourante fée de nos montagnes ?

Où sont les eaux fraîches et pures
Et les vagues majestueuses
Que les déserts pleins de blessures
Ont remplacé, terres huileuses
Mourante fée des sources claires ?

Où est l'air que nous respirions
Son parfum enivrant et doux
Qu'a remplacé le noir poison
Des fumées d'industriels fous,
Mourante fée des vents d'antan ?

Les hommes les ont exploités
Jusqu'à tuer l'écosystème
Et jusqu'à se détruire eux-mêmes 
Las ! plus rien ne vit pour pleurer
Que vous, mourantes fées.

©eryndel


dimanche 23 août 2015

A l'ombre des montagnes

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les sylphes murmurant
Dans le vent
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les ondines dansant
Dans le torrent
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux
Dissimulant sous les cieux
Le refuge des fées

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les dryades arpentant
Les forêts du versant
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux
Dissimulant sous les cieux
Le refuge des fées
Rescapées des projets
De l'homme polluant

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

©eryndel

dimanche 16 août 2015

La nymphe du torrent


L'invisible et chantante nymphe du torrent
Déroule ses cheveux en flots tumultueux
De la montagne austère au port majestueux,
A la tête perdue dans le brouillard pluvieux,
Insensible à son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible et dansante nymphe du torrent
Laisse couler le flot gracieux de ses cheveux ;
Et le soleil les pare de joyaux lumineux
Dérobés à la nuit pour l'amour de ses yeux,
Envoûté par son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible, apaisante nymphe du torrent
Déroule ses cheveux quand s'affligent les cieux

Pour distraire sa peine et le rendre oublieux
Des chagrins qui l'amènent à pleurer, malheureux,
Insoucieux de son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible, éternelle nymphe du torrent
Laisse rouler le flot si clair de ses cheveux,
Émerveillant les hommes encore assez heureux
Pour savoir écouter les sons si mélodieux
Du chant de la nature sur les siècles d'antan.


©eryndel

lundi 23 juillet 2012

Les forêts de jadis



Dans les forêts de jadis
Les feuillages bruissants dansent
Au chant soyeux de la brise
Caressante comme lys

Dans les forêts de jadis
Le mélodieux silence
Salue l'heure exquise
Où revient l'été complice

Dans les forêts de jadis
Renaissent les sylphes
L'oeil ensoleillé
Par une douce malice

Dans les forêts de jadis
Renaissent les elfes
Âme des forêts
Dans les contes de jadis.

©eryndel 






vendredi 10 février 2012

Les rivages blancs

Poème inspiré par "The quiet shores" d'October Falls





Sur les lointains rivages blancs
S'échoue une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Venue voguant jour après nuit

Sur sa couche fleurie dort
Un guerrier a l'air serein
Sur sa tête un casque d'or
Mais nulle arme entre ses mains


Sur les lointains rivages blancs
Repose une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Venue voguant jour après nuit

Dans sa barque fleurie dort
Le guerrier sans son épée
Sous ses pieds un bouclier d'or
Mais nulle arme à ses côtés


Sur les lointains rivages blancs
Repose une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Venue voguant jour après nuit

Dans sa barque fleurie dort
Le fier guerrier couronné
Aux eaux du Lac ourlées d'or
Son épée il a donné

Sur les lointains rivages blancs
Repose une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Venue voguant jour après nuit

Sur sa couche fleurie d'or
Le roi Arthur rêve à sa mort
Et à son fils qui l'occit
Et à son destin maudit


Sur les lointains rivages blancs
Repose une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Demeurera jour après nuit

©eryndel









mercredi 8 février 2012

Voyage au coin du feu


Dans l'âtre le feu lumineux murmurait.

Petit dieu familial
Protégeant le foyer...
Son sourire estival
Nous raconte l'été.

Dans l'âtre le feu magicien se mouvait.

Images de pays
Exotiques, éloignés...
Champs de rouge fleuris
Nous rappellent l'été.

Dans l'âtre le feu lumineux s'endormait.

Les braises ensommeillées
Ferment leurs yeux cendreux...
S'achèvent la veillée
Les contes merveilleux.

©eryndel

lundi 30 janvier 2012

Ambiance : le chant de la nuit

Au loin dans la nuit, un chant solitaire s'élevait, pur et lumineux comme les astres qui scintillaient sur le satin sombre du ciel. Il traversait la campagne, se faufilait sous les arbres, chuchotait dans les bois plongés dans l'obscurité la plus complète. Un hurlement couvrit la voix éthérée qui semblait venir de partout et nulle part. Un hurlement de loup auquel répondit un autre cri lugubre, puis un autre et un autre encore... toute une meute faisait vibrer l'air de ses gémissements menaçants.

L'heure de la chasse avait sonné.

Des oiseaux s'envolèrent en piaillant de la cime des arbres tandis que les sabots des cervidés faisaient trembler le sol dans une fuite tumultueuse . Des yeux jaunes s'allumèrent dans le noir comme les loups se déployaient pour attraper leurs proies. Le froissement des feuilles sèches sous les pattes agiles des prédateurs affolaient l'ouïe fine des biches à la course précipitée. L'heure de la chasse avait sonné. Les loups majestueux virent une biche s'écarter de la harde. Leur voix lugubre et glaçante à nouveau s'éleva tandis qu'ils encerclaient leur victime pantelante dont l'œil d'or plein de larmes reflétait, résigné, les crocs immaculés qui s'apprêtaient à la déchirer.

L'heure de la chasse avait sonné.

Mais soudain ils se turent, les chasseurs de la nuit, et leurs oreilles s'agitèrent. Car tout près dans la nuit s'élevait le chant solitaire de la voix pure et claire qui semblait si lointaine avant la chasse... Un nuage couvrit le disque lunaire et la découvrit tandis qu'ils écoutaient, immobiles autours de leur proie épuisée. Seulement la proie avait disparu : à sa place se tenait une jeune femme aux longs cheveux couleur de lune vêtue d'une robe blanche ; et la tête levée vers les étoiles, elle tissait le charme qui tenait les loups avec les notes éthérées qui sortaient de sa bouche.

Alors les fiers prédateurs, tout doucement, s'éloignèrent et quand le chant se tut au matin, une biche blanche quitta la clairière qu'ils avaient déserté, saine et sauve.

 ©eryndel

dimanche 27 novembre 2011

Cercueil de glace


Sous la banquise blanche une grotte de glace
Dormait indifférente à la vie en surface ;
Un silence frileux étincelait en elle,
Éclat obscur et mort de l'hiver éternel
Qui règne aveuglément sur son trône de gel

Dans la caverne blanche un grand trône de glace
Attendait en silence qu'on y prenne place ;
Un silence frileux étincelait en elle,
Lumière irisée de la Reine des Neiges
Depuis longtemps déchue, à jamais prise au piège

De la banquise blanche
Et de la grotte blanche
Loin de son trône blanc
Dans son cercueil de glace

©eryndel

lundi 17 octobre 2011

Piano

Poème écrit en écoutant les Nocturnes de Chopin.




Les notes limpides coulent du clair piano
En mélodie liquide à la voix lumineuse
En céleste cascade à la chanson pluvieuse
En douce ballade chantée par soprano

Mélancolique idylle des notes limpides
A la danse gracile de douce naïade
A l'émotive voix d'une claire dryade
Qui chante dans les bois la mélodie liquide...

Au doux son du piano la tristesse s'effile
Comme s'écoule l'eau si pure dans les bois
Comme la valse heureuse vole avec émoi
Sur l'aile lumineuse d'une blanche idylle

Les notes limpides coulent du clair piano
En mélodie liquide à la voix lumineuse
En céleste cascade à la chanson pluvieuse
En douce ballade chantée par soprano

©eryndel

mercredi 5 octobre 2011

La plainte du vent

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhgVYEhRfJ3EAREi3BBvggaHQ2ZrVY7HHwTCGyzZNEUSL0eTaoaazsnf9inHPNwOXOLCip3IddoX3ejXRkpLXwfinOgQptUx-ptzsq-0k1NR6n0mKh-py4-BC2o83y4nZ-E7u6tVf0xsA50/s1600/femme+deuil.gif
Dans l'ombre sans espoir
Résonnent les sons noirs
D'une harpe éolienne
Dont les notes païennes
Sanglotent au brouillard
Sous le vent nasillard.

Le spectre d'une reine
Morte de désespoir
Sur la harpe éolienne
Joue des accords hagards
Qui traduisent sa peine
Sous les exangues frênes.

Et sa voix éthérée
Aux accents éplorés
Se mêle en frissonnant
Aux accords dissonnants
De la harpe éolienne
Aux plaintes inhumaines.

©eryndel

vendredi 13 mai 2011

Flamme

Qui n'a jamais été fasciné par l'éclat d'une flamme de bougie dans l'obscurité ? Ses ors cuivrés, son port altier, sa lumière vivent font tout oublier, comme la flamme d'amour...

Dans la pénombre calme, paisible
La flamme vive s'imprime
Dans la pupille noire, sensible
Sa jumelle d'or s'anime

L'obscurité paraît bien plus noire
Et la flamme plus brillante
Dans cet oeil à l'intense regard
Où elle vit, flamboyante

La nuit de l'ennui sombre dans l'oubli,
La flamme d'or dans son regard grandit,
Et dans son sein par l'amour envahi
L'absent au coeur du feu lui sourit

L'obscurité ne paraît plus noire
A la belle qui s'enchante
Du souvenir d'un brillant regard
A la flamme flamboyante

Dans la pénombre calme, paisible
Elle attend et la flamme rime
Avec son coeur qui brille, sensible
Du feu d'un amour sublime.

©eryndel

mardi 12 avril 2011

L'Ange noir


Penché sur les eaux du ciel
Un ange aux ailes noires
Plongeait son regard de miel
Sur leur clair miroir

Sitôt les hommes s'écrient
"Voyez la lune belle !"
Et l'ange royal sourit,
Comme son oeil étincelle.

Penchée sur les eaux du ciel
Son ombre l'assombrit
L'ange noir ouvre ses ailes
Quand le soleil a fui

Sitôt les hommes s'écrient :
"Voyez, il fait nuit noire !"
Et les étoiles en rient
Comme vole l'ange du soir.

©eryndel

vendredi 17 décembre 2010

Vacances de Noël



Vague de soulagement bienheureux
Apaisement longuement désiré
Charment notre âme longtemps épuisée
A la venue des vacances joyeuses ;
Nous laissons tous nos soucis de côté
Courons au repos animés par le feu
Envoûtant de la fête charmeuse
Si longtemps désirée, si espérée...

D'aise alors nous soupirons
Et les fêtes préparons

Noël approche, apprêtons la maison
Ors et argents dans le sapin se mêlent
Et les étoiles en nos yeux étincellent
Lors que nous vient des flocons la chanson.

©eryndel

vendredi 10 décembre 2010

Aurore boréale


"Quel est ce voile satiné
S'ouvrant sur le ciel coloré
Telles les ailes irisées
D'une fée ?"

Ainsi s'interrogeait
La fillette Inuit
Sortie à minuit
De son igloo glacé

Cette gaze irisée
Offrait ses couleurs
A la neige en fleur
Grâce à ses doux reflets

"C'est la reine de la Nuit
Qui sous nos cieux se marie
Avec le roi de l'Hiver gris
Les noces se font à minuit."

©eryndel

vendredi 3 décembre 2010

Ambiance folklorique


Dans la plaine irlandaise enneigée résonne une joyeuse mélodie qui donne envie de danser malgré le ciel froid et gris. Autour d'un feu, des rires et des cris de joie. Le bord des jupes frôle les flammes en tournant, les souliers mignons frappent en rythme le parquet, dans la maison en fête au bord de la rivière glacée.

Autour du feu, des vivats et des chants. Aux sons chaleureux de la musique entraînante, le claquement sec des talons qui frappent le parquet résonne - tacatac tactac tacatac tactac - et les yeux brillent de joie, éclairant les joues rougies des danseurs essouflés mais souriants, enchantés et ravis.

Le petit peuple se rassemble sur les bords du lac gelé, attiré par les rires, la musique et les danses. Eux aussi se mettent à tournoyer, leur minuscules talons frappant en rythme la neige blanche éclairée par la lueur mouvante du feu dans la maison en fête. Danse endiablée des Kobolds et des Hommes inconscients de leur présence, aveugles aux figures invisibles des fées, sourds aux chants joyeux des ménétriers enchantés. Le bord des jupes frôle les flammes en tournant, les petits pieds des Invisibles effleurent la neige en dansant.

Quand un homme jette un regard par la fenêtre, les minuscules fées ailées lui font signe en voletant autour de la demeure où l'on fête les noces ; mais lui ne voit pas les minuscules bras s'agiter devant lui. Il s'écrie juste, d'une voix rendue insouciante par l'ivresse : "Hé, il neige !"


©eryndel

jeudi 2 décembre 2010

Moustique


Dans la claire onde limpide
L'ondine blanche nageait
Son regard d'azur liquide
Du ciel clair se languissait

L'ondine blanche nageait
Vers le soleil ondoyant
Du ciel clair se languissait
La belle au corset d'argent

Vers le soleil ondoyant
S'élevait la pâle ondine
La belle au corset d'argent
Sur les vagues smaragdines

S'élevait la pâle ondine
Ayant quitté les flots bleus
Sur les vagues smaragdines
Retentit son rire heureux

Ayant quitté les flots bleus
Elle ouvre de frêles ailes
Retentit son rire heureux
L'odeur du sang frais l'appelle.

©eryndel

lundi 22 novembre 2010

La Magie du violon



Au son du violon les yeux se closent,
Et l'âme s'envole au loin ;
Du violon verni les notes éclosent,
Apaisant les coeurs chagrins.

Une explosion de couleur
Envahit soudain le coeur,
La musique allume un feu
Aux rayons radieux !

Au son du violon les yeux se closent,
Et l'âme s'envole au loin ;
Du violon verni les notes éclosent,
Apaisant les coeurs chagrins.

L'espace alors se dévoile
Splendeur parsemée d'étoiles ;
La musique y déploie ses ailes
– Féerique, irréelle !

Les sons du violon s'éloignent, se taisent,
Et l'âme revient sur terre ;
Du violon les envolées s'apaisent :
Il a donné sa lumière.

©eryndel

mercredi 17 novembre 2010

L'allumette


Une flamme chancelle dans l'obscurité,
Une flamme chancelle
Une main s'en approche pour se réchauffer,
Une main s'en approche

Entre les doigts diaphanes
Frémit cette lueur dorée
Et son éclat se fane
Sous l'œil de l'enfant effrayée

Une flamme chancelle dans l'obscurité,
Une flamme chancelle
Une main s'en approche pour la protéger
Une main s'en approche

La fillette aux allumettes
Nu-pieds dans la neige froide
Marche et marche à l'aveuglette
Et sent tous ses membres roides

Une flamme agonise dans l'obscurité,
Une flamme agonise
Une main s'en approche pour la protéger
Une main s'en approche

Entre les pâles doigts
La lueur d'or se meurt
Sous le souffle si froid
du vent d'hiver sans cœur

Une flamme est morte dans l'obscurité,
Une flamme est morte
La main n'a pas su la protéger
La main s'est figée...

©eryndel