Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.
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mercredi 22 novembre 2017

Blason - L’œil du nouveau-né


Œil fascinant, œil fasciné
Par un monde de nouveautés
D'un bleu gris orageux et clair
L'émerveillement franc, sincère
Qui s'y lit séduit père et mère
Amis aussi, en un éclair,
Œil fasciné de nouveau-né
Ton œil à toi, ma Danaé.

©eryndel

samedi 24 janvier 2015

Naufrage


Qu'il sombre, le navire de mon âme,
Sur les flots menaçants d'un chagrin lancinant
Gonflé de noires larmes issues du néant.

Qu'il sombre, le navire de mon âme,
Avec son équipage de noires idées,
Avec son capitaine au cœur tout détraqué...

Qu'il sombre, le navire de mon âme !
Et que meure avec lui le lourd bagage haï
De mes émotions, de mes souffrances honnies ;

Et vienne l'insensible calme plat
D'un vide indifférent aux épreuves nouvelles,
A la noire marée qui me rogne les ailes.


©eryndel

mardi 11 mars 2014

Déchirure

Âme emprisonnée

Âme torturée
Âme tordue tirée déchirée

Par les obligations
D'un monde sans pitié
Et sans humanité

Sommes-nous des machines
Ou des êtres de coeur
Ayant droit au bonheur  ?

Sommes-nous des êtres libres
Ou de simples esclaves
A l'illusoire liberté ?

Le bonheur ?
Quelle naïveté
La liberté ?
Jamais
Si ce n'est
Celle de souffrir
Et de faire souffrir

Déchirure du coeur
Déchéance de l'âme
Déni de l'humain

©eryndel




samedi 16 novembre 2013

A quoi pense-t-il donc... ?

A quoi songe-t-il donc
Ce cygne aux yeux soyeux
Effleurant de ses plumes
Des eaux les sombres cieux
Où son reflet s'allume ?

Ce cygne au cou gracieux
Qui plonge ses doux yeux
Dans des eaux d'amertume
A quoi songe-t-il donc ?

Sous ses cils somptueux
N'est-ce pas une larme
Qui allume des feux
Dans son œil en alarme ?
A quoi songe-t-il donc ?

©eryndel

lundi 7 octobre 2013

Nostalgie



Me manque la montagne à son heure hivernale,
Ses pics déchiquetés si noirs et menaçants
Qui couronnent des flancs de neige étincelants ;
Me manque sa grandeur fière, hautaine et glaciale.

Me manquent les torrents des fontes printanières
Dévalant les monts bruns en cascades grondantes,
Les névés où s'attarde une brume légère ;
Me manquent son air frais, ses forêts renaissantes.

Me manque la montagne et ses flancs verdoyants,
Ses forêts silencieuses aux percées lumineuses,
Ses sentiers serpentant dans les pierriers brûlants ;
Me manque de m'y perdre à la saison radieuse.

Me manque la montagne et ces cimes mouvantes
Tantôt perçant les cieux, tantôt dissimulées
Sous les nuages pâles aux vagues dévorantes ;
Me manquent ses flancs d'or par l'automne embrasés.


Me manque la montagne éternelle et changeante,
Accueillante tantôt, et tantôt menaçante,
Mais toujours attirante, mystérieuse et distante.


©eryndel

dimanche 24 février 2013

La toile

Espérances fantômes
Qui meurent et qui renaissent
Qui tuent et ressuscitent
Espérances fantômes
Qui torturent avec rudesse
Qui sont aimées et maudites
Espérances fantômes

Vos caprices devraient
éloigner les crédules
et les rendre incrédules
Votre vaine beauté
devrait rendre sceptiques
les candides chroniques
Vos mirages devraient
effrayer tous ceux qui
déjà s'y sont vu pris
Votre vraie fausseté
devrait se faire haïr
et non pas éblouir


Espérances fantômes
Qui meurent et qui renaissent
Qui tuent et ressuscitent
Espérances fantômes
Qui torturent avec rudesse
Qui sont aimées et maudites
Espérances fantômes


Mais les hommes sont vains
Et se laissent séduire


Par la rosée du matin
Sur votre toile noire
Où s'amusent à reluire


Les rayons du destin

 ©eryndel 


samedi 23 février 2013

Poison mortel

Mortelles espérances au poison sanglant
Ouvrent des plaies brûlantes aux bords purulents
Dans les âmes trompées par ce parfum suave
Dans les cœurs enchaînés et devenus esclaves
De ce chant de sirène de ces flammes perfides
De ces promesses menteuses aux relents fétides
Mortelles espérances au poison sanglant
Ouvrent des plaies brûlantes aux bords purulents.

 ©eryndel 

jeudi 8 décembre 2011

Qui donc est cette enfant...?


Qui donc est cette enfant qui marche dans la neige,
Impalpable fantôme, avançant sans frémir ?
Elle va, comme mue par un froid sortilège,
Pieds nus, vers les mendiants qui s'apprêtent à mourir.

Elle tend devant elle une frêle flammèche,
Guidée par un renard au regard chaleureux,
La veille de Noël, quand froid hiver revêche
Des enfants orphelins gèle les cœurs frileux.

Pour toutes les petites filles aux allumettes
Qui ne rêvent à Noël qu'à rejoindre Au-delà
Leurs parents guidés par la Faucheuse muette
Pour échapper au froid, à la faim d'ici-bas,

Elle marche et allume, dans les cœurs des passants,
Flamme de compassion, à la fois vive et frêle,
Envers ces orphelins sans Noël et tremblants
- Et adoucit ainsi leur peine si cruelle.


©eryndel

mercredi 23 novembre 2011

Ivresse


Tout me paraît plus flou
Sans cesser d'être net
Tout me semble plus fou
Sans cesser d'être bête

Plus aucune douleur
Ni nul sujet de pleur
Juste un léger bonheur
Sensation de douceur

©eryndel

lundi 7 novembre 2011

Mélancolie automnale

Inspiré par l'écoute de l'album Sarastus d'October Falls.


Il pleut des feuilles d'or
Lumineuses
Délicieuses
Malicieuses
Radieuses
Comme l'été s'endort...

Il pleut des feuilles brunes
Suppliantes
Et pleurantes
Et sanglantes
Et mourantes
Là, ce soir, à la brune...

Il pleut des feuilles grises

Desséchées
Abîmées
Craquelées
Dentelées

Dans la froide bise

Il pleut des feuilles blanches
Espérances perdues
Et peines éperdues
Tombant en avalanche.


©eryndel

samedi 5 novembre 2011

Cœur qui bat


Cœur qui bat
Lentement
Fortement
Cœur qui bat

Cœur qui s'emballe
Si vivement
Passionnément
Si violemment
Cœur qui s'emballe

Cœur qui se débat
Douloureusement
Si fiévreusement
Si cruellement
Désespérément
Cœur qui se débat

Cœur qui s'apaise
Tout simplement
Profondément
Tout doucement
Cœur qui s'apaise

Cœur qui bat

Fortement
Lentement
Cœur qui bat

©eryndel

lundi 17 octobre 2011

Piano

Poème écrit en écoutant les Nocturnes de Chopin.




Les notes limpides coulent du clair piano
En mélodie liquide à la voix lumineuse
En céleste cascade à la chanson pluvieuse
En douce ballade chantée par soprano

Mélancolique idylle des notes limpides
A la danse gracile de douce naïade
A l'émotive voix d'une claire dryade
Qui chante dans les bois la mélodie liquide...

Au doux son du piano la tristesse s'effile
Comme s'écoule l'eau si pure dans les bois
Comme la valse heureuse vole avec émoi
Sur l'aile lumineuse d'une blanche idylle

Les notes limpides coulent du clair piano
En mélodie liquide à la voix lumineuse
En céleste cascade à la chanson pluvieuse
En douce ballade chantée par soprano

©eryndel

mardi 11 octobre 2011

Remède


Lentement les ennuis se fondent dans la nuit
Quand s'en vient du sommeil le remède apaisant ;
Les rêves nébuleux s'en viennent doucement
Chasser tous les soucis sur le coup de minuit.

Les larmes s'évaporent, plongées dans l'oubli
Quand s'en vient du repos le rassurant néant ;
Les peurs luttent en vain, meurent en soupirant,
Les angoisses s'envolent et s'enfuient devant lui...

Et je respire enfin, avec l'espoir au cœur
Que demain sourira, irradiant de bonheur
Quand tout semblait pleurer hier et aujourd'hui ;

Tandis que rayonnante et l'âme plus légère,
Je passerai sans peur les épreuves glaciaires
De l'hivernale étreinte de Mélancolie.

©eryndel

dimanche 9 octobre 2011

Malaise

Chape de plomb
Asphyxie brûlante
Douleur sans nom

La gorge se noue
Chaleur glacée
La gorge s'enroue
Larmes figées

Migraine aveuglante
Froide Solitude
Tâches trop pesantes
Lourde incertitude

Le souffle saccade
Sanglot réprimé
Le souffle cascade
Moral épuisé

©eryndel

jeudi 6 octobre 2011

Ambiance : Noyade

Comme je n'ai pas le temps de créer un nouveau texte ce soir, je vous en soumets un plus ancien... Le récit d'un cauchemar qui ne vient plus me hanter depuis longtemps mais qui à une époque ne cessait de revenir sous différentes formes : noyade, enfermement dans un cercueil... Tous évoquaient la sensation d'étouffer.
http://www.alta-frequenza.com/var/alta/storage/images/l_info/l_actu/des_noyades_et_debuts_de_noyade_en_corse_50856/344062-1-fre-FR/des_noyades_et_debuts_de_noyade_en_corse_full_actu.jpg

Ca y est. Impossible de remonter à la surface. Tandis que l'air lui manquait, des poignards invisibles perçaient ses poumons comprimés, comme aspirés de l'intérieur. Douleur atroce, qui lui fit ouvrir la bouche en un hurlement silencieux. Mauvaise idée. L'eau entra, et cette fois, cette fois... l'envahissant liquide glacé décolla les parois fripées des poumons, brutalement, non sans meurtrir sa gorge en la dilatant violemment. Insupportable étouffement, impossibilité de hurler, de respirer, d'échapper à la mort, cette mort qu'elle avait voulu, pourtant. Mais à présent, elle voulait que cela cesse, elle voulait vivre, heureuse, sans douleur. Si seulement elle avait su que cela faisait si mal de mourir... Elle ouvrit les paupières, sentit le sel lui piquer les yeux. Des taches noires dansaient autour d'elle, son cœur battait comme s'il voulait briser sa cage thoracique.
Sa tête était lourde, elle sentait ses veines se congestionner aux tempes, sur le front, le nez surtout...
Elle agita spasmodiquement ses membres, incapable de les contrôler. Ha, comme si ça allait l'aider à respirer ! Mais elle était incapable de formuler une telle pensée, simplement, par réflexe, elle se battait contre l'absence d'oxygène. Puis son corps cessa de bouger, elle sombra dans l'inconscience, les battements de cœur ralentirent.
Silence. Immobilité. A la surface, la mer houleuse frémissait, tandis que le soleil indifférent jetait des reflets d'or sur l'acier liquide qu'agitaient encore les réminiscences de la tempête.

©eryndel

lundi 3 octobre 2011

Migraine

Le monde tangue et tourne
Le silence m'assourdit
Et le soleil m'éblouit
La migraine s'acharne...

La migraine s'acharne
De son cruel carcan
Et sous ses feux ardents
Le monde tangue et tourne

©eryndel

samedi 24 septembre 2011

Ennui

Etreinte visqueuse du temps ralenti
Nulle motivation
Nulle surprise aucune...
Une vague d'ennui m'envahit,
Inexorable mélancolie.

©eryndel

samedi 17 septembre 2011

Frozen heart


http://a7.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc6/216905_2232871548464_1448186147_2605486_2091246_n.jpg
Frozen winter's coming
And freezing wind's swirling
Around the sleeping trees
Around my heart and feelings
Howling deeply, darkly moaning

Nature seems to whimper
As my heart sings its grief
Nature seems to suffer
And I can find no relief

Frozen winter's reigning
And burning wind's whining
Around the begging trees
Around my hopes and feelings
Chilling deeply, darkly crying

Nothing's able to help me
Nothing's able to cure me
Nothing's able to melt the ice
Which is slowly taking my life

Killing winter's laughing
And cutting wind's dancing
Around the dying trees
Around my bleeding feelings
Slightly hopeless, now vanishing.

©eryndel

mercredi 8 juin 2011

Paradis noir


Voici un poème écrit sur un thème proposé par mon chéri. Vous pouvez lire l'article qu'il a rédigé sur le même sujet ici.

Bonheur illusoire, paradis noir
Où chacun porte sa sombre solitude
Sous un masque solaire de plénitude,
Mensonge d'un coeur qui se laisse choir
Dans la nuit.

Bonheur illusoire empli de froids sourires
De grands rires désaccordés 
De danses de pantins brisés
Bonheur fêlé dont résonnent les soupirs

Paradis noir au noir soleil blessé
Où l'ombre étouffe le coeur
Où le jour apporte la peur
Paradis de carton cachant l'enfer gelé

Dans la nuit,
Mensonge d'un coeur qui se laisse choir
Sous un masque solaire de plénitude
Quand chacun fuit sa sombre solitude
Paradis noir, bonheur illusoire.

©eryndel

lundi 23 mai 2011

En marchant vers le ciel

Voici un long poème inspiré par l'écoute d'une chanson composée par un groupe qui débute, Soliness. La chanson en question s'intitule "Skygaze"...



En marchant
Lentement
Dans les champs
Eclatants

Où sommeillent
Les abeilles
Au soleil
Sans pareil

En marchant
Lentement
Dans les champs
Eclatants

Vers le ciel
Irréel
Mon âme déploie ses ailes

L'Azur aux eaux profondes m'attire et m'inspire
Et mon regard levé s'y abreuve et s'y noie.
Mon coeur battant qui tend vers lui rêve et soupire :
Que ne puis-je atteindre les nuages de soie !


Vers le ciel
Irréel
Mon âme déploie ses ailes

Que ne puis-je voler vers l'azur vaste et bleu...
Je m'y rends en pensée mais ne puis le toucher
Cet infini limpide qui nargue mes yeux ;
En vain vers l'horizon je m'en vais le chercher.

Toujours lointain, hautain, il reste inaccessible.
J'y rafraîchis mon âme à défaut de mon coeur :
L'infini bleu des cieux sereins mais insensibles
Demeure indifférent aux soupirs et aux pleurs.



Vers le ciel
Irréel
Mon âme déploie ses ailes


L'Azur aux eaux profondes ignore mes soupirs
Mais mon regard levé sourit à ce qu'il voit :
Mon coeur battant résonne en moi des souvenirs
D'un étang de ciel bleu déniché dans un bois...


Vers le ciel
Irréel
Mon âme déploie ses ailes


En marchant
Lentement
Dans les champs
Eclatants

Où sommeillent
Les abeilles
Au soleil
Sans pareil


En marchant
Lentement
Dans les champs
Eclatants

©eryndel


photo récupérée sur http://www.bluehelium.net/galeries.php?cat=5