Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.
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samedi 8 décembre 2018

Jeux sur les sons, jeux des flocons

Dans l'hiver qui s'éveille
 Veillent les hauts sommets
 Merveilleux et hautains 
 Teints de blanc éclatant 
 Tant les fées de l'hiver 
 Versent de neige d'argent. 
 Gentiment les flocons
 Continuent à voler
 Légers, et se déposent
 Posément sur les cimes.

mercredi 13 juin 2018

Contemplation

Brume qui coule qui s'enroule
Autour des cimes enneigées
Frôlant les flancs de la montagne
Frôlant pâtures et forêts
Brume qui comme un torrent coule
Comme un torrent

Torrent qui court et qui dévale
Les flancs rocheux de la montagne
Répandant son rire chantant
Se répandant dans la campagne
Torrent qui comme un chant dévale
Comme un chant

Chant qui se lève et qui s'élève
Depuis les vallées alanguies
Réveillant les hauts pâturages
Réveillant l'écho endormi
Chant qui comme un soleil s'élève
Comme un soleil

Soleil qui chante et qui enchante
Les randonneurs tôt réveillés
Frôlant les pierriers et les fours
Frôlant falaises et glaciers
Soleil qui comme la brume enchante
Comme la brume

Brume qui coule qui s'enroule
Autour des cimes enneigées
Frôlant les flancs de la montagne
Frôlant pâtures et forêts
Brume qui comme un torrent coule
Comme un torrent

©eryndel


samedi 8 avril 2017

Rêverie


Sous le ciel clair et serein s'élèvent les cimes
Immobiles
Dans la fraîche lumière du petit matin

Et la glace en cascades coule dans l'abîme
Immobile
Au cœur des cheminées de rochers éboulés

Les glaciers rois s'étirent dans leur lit qu'anime
Immobile
Le temps inexorable au cœur adamantin

La voix des montagnes voyage dans l'abîme
Immobile
Par les torrents dansant jusque dans la vallée

Le givre scintille dans le printemps qu'anime
Immobile
Le soleil matinal aux rayons argentins

Et mon âme s'envole vers les hautes cimes
Immobiles
Comme je les admire depuis mon chalet.

©eryndel

vendredi 1 janvier 2016

Jour blanc

Dans les mouvantes brumes
La montagne n'est qu'une ombre
Les hautes et fières cimes
Semblent de plus en plus sombres

Tout autour du randonneur
Le monde n'est que silence
Quand la brume roule et s'élance
A l'assaut des monts songeurs

Dans les mouvantes brumes
La montagne n'est qu'une ombre
Les hautes et fières cimes
Semblent de plus en plus sombres

Tout autour du randonneur
Le monde n'est que blancheur
Neige et nuages se fondent
La notion du temps s'effondre

Dans les mouvantes brumes
La montagne est invisible
Les hautes et fières cimes
Sont un rêve inaccessible.

©eryndel

mercredi 25 novembre 2015

Nocturne hivernale

Dans la pénombre hivernale
Les montagnes enneigées
Luisent d'une lueur spectrale

Pâles géantes bleutées
Les impalpables montagnes
Semblent un rêve éthéré

Dans la neige et le silence
Les montagnes les glaciers
Mettent les rêveurs en transe

Pâles fantômes figés
Se rendorment les montagnes
Et le Temps semble gelé.

©eryndel

vendredi 2 octobre 2015

Le soleil sur les montagnes

Le soleil sur les montagnes
Se levant enchante l'âme
Par ses couleurs harmonieuses
Comme des notes mélodieuses

Ses rayons ensommeillés
Se glissent entre les rochers
En sculptant les contours aigus
Des sommets aux pentes ardues

Le soleil sur les montagnes
S'avançant enchante l'âme
Par ses ors pâles ou chaleureux
Comme des accords mélodieux

Ses rayons si vifs, éveillés
Jouent sur le lac lisse et rêveur
En éveillant dans ses reflets
Un monde à l'envers enchanteur

Le soleil sur les montagnes
S'en allant enchante l'âme
Par ses teintes mélodieuses
Comme des notes harmonieuses

Ses rayons las et fatigués
Embrasent les monts enflammés
Qui dressent leurs ombres chinoises
Quand s'en revient la nuit sournoise

©eryndel

dimanche 23 août 2015

Chanson du randonneur



Apaisante contemplation des sommets éternels
Fascination magique des monts immortels
Méditation sereine, ensorcellement mortel
Sensation de plénitude et d'instant irréel

Quand je l'ai rencontrée
La montagne a pris mon âme
Je me suis envolée
Je me suis oubliée
La montagne a pris mon âme
Je ne peux la quitter
La montagne a pris mon âme

Tourbillon d'émotions plénitude irréelle
Respiration grisante loin d'une grisaille mortelle
Rayon désaltérant pour l'âme immortelle
Abdication du cœur face à la nature éternelle

M'appelle la vallée
La montagne a pris mon âme
Je me suis détournée
J'ai repris le sentier
La montagne a pris mon âme
Sans elle suis rentrée
La montagne a pris mon âme

Demain je reviendrai contempler du sommet
La vallée désertée par les glaciers mortels
Contempler du sommet au visage immortel
Les nuages et les brumes au voile ensorcelé 

©eryndel



A l'ombre des montagnes

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les sylphes murmurant
Dans le vent
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les ondines dansant
Dans le torrent
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux
Dissimulant sous les cieux
Le refuge des fées

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les dryades arpentant
Les forêts du versant
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux
Dissimulant sous les cieux
Le refuge des fées
Rescapées des projets
De l'homme polluant

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

©eryndel

dimanche 16 août 2015

La nymphe du torrent


L'invisible et chantante nymphe du torrent
Déroule ses cheveux en flots tumultueux
De la montagne austère au port majestueux,
A la tête perdue dans le brouillard pluvieux,
Insensible à son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible et dansante nymphe du torrent
Laisse couler le flot gracieux de ses cheveux ;
Et le soleil les pare de joyaux lumineux
Dérobés à la nuit pour l'amour de ses yeux,
Envoûté par son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible, apaisante nymphe du torrent
Déroule ses cheveux quand s'affligent les cieux

Pour distraire sa peine et le rendre oublieux
Des chagrins qui l'amènent à pleurer, malheureux,
Insoucieux de son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible, éternelle nymphe du torrent
Laisse rouler le flot si clair de ses cheveux,
Émerveillant les hommes encore assez heureux
Pour savoir écouter les sons si mélodieux
Du chant de la nature sur les siècles d'antan.


©eryndel

lundi 7 octobre 2013

Nostalgie



Me manque la montagne à son heure hivernale,
Ses pics déchiquetés si noirs et menaçants
Qui couronnent des flancs de neige étincelants ;
Me manque sa grandeur fière, hautaine et glaciale.

Me manquent les torrents des fontes printanières
Dévalant les monts bruns en cascades grondantes,
Les névés où s'attarde une brume légère ;
Me manquent son air frais, ses forêts renaissantes.

Me manque la montagne et ses flancs verdoyants,
Ses forêts silencieuses aux percées lumineuses,
Ses sentiers serpentant dans les pierriers brûlants ;
Me manque de m'y perdre à la saison radieuse.

Me manque la montagne et ces cimes mouvantes
Tantôt perçant les cieux, tantôt dissimulées
Sous les nuages pâles aux vagues dévorantes ;
Me manquent ses flancs d'or par l'automne embrasés.


Me manque la montagne éternelle et changeante,
Accueillante tantôt, et tantôt menaçante,
Mais toujours attirante, mystérieuse et distante.


©eryndel

samedi 20 juillet 2013

Dans l'ombre noire des Aiguilles rouges...



Dans l'ombre noire des Aiguilles rouges
Sous les eaux si claires du Lac Blanc
Brille la glace veinée d'argent
Et nulle vie dans ces eaux  ne bouge

Dans l'ombre noire des Aiguilles rouges
Je contemple, assise, le Lac Blanc
Et je regrette le lointain temps
Où nul marcheur ne venait profaner
Ce sanctuaire de paix immaculé
Sous l'ombre noire des Aiguilles rouges

Dans l'ombre noire des Aiguilles rouges
Où dort le limpide et froid Lac Blanc
Je contemple les glaciers mourants
Et leur moraine ancienne où rien ne bouge.

                                                                                                                                 ©eryndel






mercredi 17 juillet 2013

Orage diluvien


Dans le ciel poignardé par les lames brillantes de la foudre retentit la colère violente de la montagne. Tonne l'écho des cris de la foudre ! ou bien serait-ce une avalanche de rochers, là-bas, sur les flancs abrupts des monts voilés par le déluge ?
Dans les massif rocailleux assaillis par les flèches assassines du ciel les torrents jaillissent des blessures de la montagne. Grondent les eaux nouvelles qui cascadent en emportant tout, rochers, végétation, sur leur passage ! ou bien serait-ce le feu que la foudre allume dans les arbres, là-bas, sur les flancs torturés de la montagne ?
Dans la vallée dévastée par la pluie la ville inondée s'affole sous les larmes torrentielles de la montagne. Courent les hommes en sandales dans les rivières des rues ! mais n'est-ce pas une éclaircie bienfaisante qui se lève, là-bas, sur les flancs brillants des monts lavés par la pluie ?
©eryndel

dimanche 30 juin 2013

Éternité


Pour Inari.


Rocheuses solitudes couronnées de glace
Hors du temps, hors du monde
Loin des hommes et de leur agitation profonde,
Vous régnez, face à face
Avec l’Éternité.

Divinités de pierre aux robes enneigées
Hors du temps, hors du monde
Loin des cris de détresse et des guerres immondes
Vous siégez, pétrifiées,
Devant l’Éternité.

Impassibles géants aux durs flancs verdoyants,
Hors du temps, hors du monde
Où souffre et pleure une humanité moribonde
Vous Êtes, simplement,
Comme l’Éternité.

Immortelles montagnes, impassibles sommets,
Hors du temps, hors du monde
Quand un jour se tairont les hommes et leur faconde,
Vous serez toujours dressées
Face à l’Éternité.

©eryndel



mardi 15 mai 2012

Le chant de la neige


Sur les plus hauts sommets
Sur les cimes acérées
Le long des clairs glaciers
Le long des froids sentiers

Dans les montagnes sonne le chant de la neige
Dans les montagnes sous le froid soleil
Dans les rochers résonne la voix sans pareille
Silencieuse et fraîche et blanche des neiges.

Son murmure invisible fige le temps même
Sur les flancs des montagnes aux voix profondes
Son murmure inaudible danse dans les ondes
Qui jaillissent gelées de la roche elle-même

A ses pieds rampent les majestueux nuages
Qui couronnent les montagnes aux voix d'outre-monde
Qui recouvrent les plaines au morne paysage
A sa vue sombrent et meurent les ombres profondes

Sur les plus hauts sommets
Sur les cimes acérées
Le long des clairs glaciers
Le long des froids sentiers

©eryndel 


dimanche 18 septembre 2011

Ambiance montagneuse


Hautes vagues de pierre et de verdure, la mer minérale démontée se pare d'écume figée. Le randonneur se sent perdu dans cette immensité où roule la voix de la montagne... Vertige de l'infini du ciel profond, vertige du vide des vallées éloignées.
Le randonneur se sent minuscule sur le flanc de la vague escarpée. Le sentier pierreux sinue entre les fleurs montagneuses et les roches lumineuses. Le soleil l'éblouit. Vertige de la lumière si proche et si lointaine, vertige de l'air pur embaumé par la verdure.
Le randonneur navigue loin au-dessus de la vallée où des maisons de poupée se serrent pour se rassurer, pour se réchauffer, face aux vagues de pierre qui menacent de les submerger. La rivière même paraît figée, mince trait de plume argenté dansant autour des pieds de la montagne immense. Vertige.
Le randonneur, au sommet de la crête, ouvre les bras... Envol de l'albatros au-dessus des mers, vertige plongeant d'un homme dominant les montagnes.

©eryndel