Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.
L'invisible et chantante nymphe du torrent Déroule ses cheveux en flots tumultueux De la montagne austère au port majestueux, A la tête perdue dans le brouillard pluvieux, Insensible à son chant sur les siècles d'antan. L'invisible et dansante nymphe du torrent Laisse couler le flot gracieux de ses cheveux ; Et le soleil les pare de joyaux lumineux Dérobés à la nuit pour l'amour de ses yeux, Envoûté par son chant sur les siècles d'antan.
L'invisible, apaisante nymphe du torrent Déroule ses cheveux quand s'affligent les cieux Pour distraire sa peine et le rendre oublieux Des chagrins qui l'amènent à pleurer, malheureux, Insoucieux de son chant sur les siècles d'antan.
L'invisible, éternelle nymphe du torrent Laisse rouler le flot si clair de ses cheveux, Émerveillant les hommes encore assez heureux Pour savoir écouter les sons si mélodieux Du chant de la nature sur les siècles d'antan.
Me manque la montagne à son heure hivernale,
Ses pics déchiquetés si noirs et menaçants
Qui couronnent des flancs de neige étincelants ;
Me manque sa grandeur fière, hautaine et glaciale.
Me manquent les torrents des fontes printanières
Dévalant les monts bruns en cascades grondantes,
Les névés où s'attarde une brume légère ;
Me manquent son air frais, ses forêts renaissantes.
Me manque la montagne et ses flancs verdoyants,
Ses forêts silencieuses aux percées lumineuses,
Ses sentiers serpentant dans les pierriers brûlants ;
Me manque de m'y perdre à la saison radieuse.
Me manque la montagne et ces cimes mouvantes
Tantôt perçant les cieux, tantôt dissimulées
Sous les nuages pâles aux vagues dévorantes ;
Me manquent ses flancs d'or par l'automne embrasés.
Me manque la montagne éternelle et changeante,
Accueillante tantôt, et tantôt menaçante,
Mais toujours attirante, mystérieuse et distante.
Dans le ciel poignardé par les lames brillantes de la foudre retentit la colère violente de la montagne. Tonne l'écho des cris de la foudre ! ou bien serait-ce une avalanche de rochers, là-bas, sur les flancs abrupts des monts voilés par le déluge ?
Dans les massif rocailleux assaillis par les flèches assassines du ciel les torrents jaillissent des blessures de la montagne. Grondent les eaux nouvelles qui cascadent en emportant tout, rochers, végétation, sur leur passage ! ou bien serait-ce le feu que la foudre allume dans les arbres, là-bas, sur les flancs torturés de la montagne ?
Dans la vallée dévastée par la pluie la ville inondée s'affole sous les larmes torrentielles de la montagne. Courent les hommes en sandales dans les rivières des rues ! mais n'est-ce pas une éclaircie bienfaisante qui se lève, là-bas, sur les flancs brillants des monts lavés par la pluie ?