Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

mardi 5 août 2008

Discorde


Il était un monde déchiré
Par la Discorde froide sans pitié
Une avalanche s'était déclenchée
Et nul ne pouvait rien pour l'arrêter

Deux êtres s'entre-déchiraient
Deux âmes meurtries et désespérées
Ils n'avaient ni tort ni raison
Nul ne pouvait leur donner guérison

On ne pouvait que regarder,
Mourir en les voyant s'entre-tuer
On ne pouvait les retenir :
Ils se dégageaient pour mieux se détruire

Il était un monde déchiré
Par la Déraison froide sans pitié
Une avalanche s'était déclenchée
Et nul ne pouvait rien pour l'arrêter


©eryndel

samedi 14 juin 2008

Un moment dérobé

Retour au poème bref avec ces deux quatrains dédiés à l'amour.


Un moment dérobé,
Pétale de bonheur,
A parfumé mon coeur
D'une fraîche rosée.

Un baiser dérobé,
Bonheur cristallisé,
A mon coeur envoûté,
Ivresse inexprimée.

©eryndel

jeudi 5 juin 2008

Angoisse

Composé par un jour de vague-à-l'âme.


Le ciel maussade et gris
Dans la nuit du chagrin
Pèse et mon âme étreint
De ses chaînes de pluie

Nulle lueur ne luit
Dans l'angoisse de l'ombre
Tout me semble si sombre
Dans mon coeur sous la pluie

L'angoisse de l'absence
Et de sa maladie
De ses chaînes de pluie
Paralyse mes sens.


©eryndel

jeudi 1 mai 2008

Amour et Mots

Poème sur la difficulté à traduire par des mots les sentiments, et le plus grand en particulier.


Je voudrais pour toujours
Témoigner mon amour
Mais nul mot
Ne paraît
Assez beau
Assez vrai

Je voudrais mon trésor
Prouver que je t'adore
Nul présent
Ne paraît
Cependant
Si parfait

Que je puisse exprimer
Mon amour en entier
A la vie à jamais
Et pour l'éternité

Je voudrais bien-aimé
Ma passion te prouver
A la vie
A la mort
Je souris
Je t'adore

Je voudrais pour toujours
Témoigner mon amour
Mais nul mot
Ne paraît
Assez beau
Assez vrai.

©eryndel

jeudi 27 mars 2008

Deux roses d'incarnat

Que diriez-vous à votre chéri s'il vous offrait des roses ? Je vous propose une réponse à travers ce récit en vers.


Mon bien-aimé m'offrit un jour
Deux roses d'incarnat
Leur corolle était de velours
Leur parfum m'enivra

Deux roses satinées
Pour deux coeurs enivrés
Deux roses parfumées
Pour deux tendres baisers

Mon bien-aimé me dit un jour
"Mon ange embrassons-nous
Nous nous aimons depuis toujours
Mon ange marions-nous"


Deux roses satinées
Pour deux tendres baisers
Deux roses parfumées
Pour deux coeurs enivrés

Je répondis "Comme je t'aime
Je veux me marier
Mais avant reçois ce poème
Pour toi l'ai composé"

©eryndel

samedi 21 juillet 2007

Chat de neige

Nouveau poème bref dédié à mon chat.

Perdues dans la neige immaculée,
Deux feuilles en amande ;
Doux souvenir d'un lointain été,
Promesse d'un printemps.

Lors ont cligné les vertes amandes
Le chat blanc se lève et s'étire
Avant de s'endormir.


©eryndel

jeudi 12 juillet 2007

Plume

Poème dédié à mon premier chat, qui s'appelle Plume - vous l'aurez deviné.


Plume : la plume du séraphin,
La plume d'argent de la neige au matin,
Celle qui porte l'écrivain.

Plume : la plume blanche d'un cygne,
La plume de neige légère et si fine,
Celle dont la nature signe.

©eryndel

jeudi 14 juin 2007

Pluie d'été


Mourante étouffante moiteur d'été
Touffeur moirée de l'été en pleurs
Sous le ciel marbré parfumé de fleurs
Le ciel en pleurs à l'oeil velouté.

Le rideau de pluie
Lumineux et gris
Lourd de chaleur
Emplit les calices des lys
Velours de pleurs
Lumineux et gris
Le rideau de pluie

Mourante moiteur de la terre en fleurs
Touffeur des pleurs du ciel velouté
Sous l'aile étouffante du ciel d'été
L'aile étouffante torrent de pleurs

Le rideau de pluie
Lumineux et gris
Lourd de chaleur
Emplit les calices des lys
Velours de pleurs
Lumineux et gris
Le rideau de pluie

Mourante étouffante moiteur d'été
Touffeur moirée de l'été en pleurs
Sous le ciel marbré parfumé de fleurs
Tonne l'orage irrité.

©eryndel

jeudi 8 mars 2007

L'Attente



Dessous le ciel de plomb
Le temps paraît bien long

A ceux qui voient dans l'onde
Les larmes du passé
A ceux pour qui le monde
S'est pour un temps figé

Le visage tourné vers la mort et la peine
Dans l'attente sans fin d'une espérance vaine

Dessous le ciel de plomb
Le temps paraît bien long

A ceux qui sous la pluie
Voient leurs espoirs brisés,
A ceux pour qui la vie
N'est que suite d'arrêts

Le visage levé vers la douleur la peine
Dans l'attente sans fin de l'espérance vaine

Dessous le ciel de plomb
Le temps paraît bien long

A ceux qui sous la pluie
Voient mourir le passé
A ceux pour qui la vie
S'est à jamais figée

Le regard affligé par la douleur la peine
Dans l'attente sans fin d'une espérance vaine


©eryndel

mardi 30 janvier 2007

La lune floue...


La lune floue flotte dans la nue,
Blanche phalène à l'aile large et ronde,
- Ronde damed'opale aux brillantes suivantes -
Entourée de lucioles vagabondes ;
La lune floue flotte dans la nue.

La lune floue rêve dans la nuit,
Dame voilée par la brume profonde,
- Frêle fée de lumière à la mante brillante
Où se reflète la danse de l'onde ;
La lune floue rêve dans la nuit.

La lune trompe le triste ennnui
D'un ménestrel à la musique ronde,
Baladin amoureux d'une Reine charmante,
La Reine de la nuit si vagabonde ;
La lune trompe le triste ennui.

La lune floue rêve dans la nuit
Au ménestrel perdu dans la brume profonde,
Tandis que vient enfin sa dame étincelante
Qui songe évanescente dessus l'onde ;
La lune floue rêve dans la nuit.

La lune floue flotte dans la nue,
Blanche phalène à l'aie large et ronde
- Ronde dame d'opale aux brillantes suivantes -
Entourée de lucioles vagabondes ;
La lune floue flotte dans la nue.

©eryndel