Quand l'ombre fait défaut
Sous le souffle de l'été
A midi sous le soleil brûlé
Dorment les chatons et les chiots
Quand l'ombre même brûle
Sous le ciel chauffé à blanc
A midi sous le soleil ardent
Règnent les guêpes somnambules
Quand l'ombre assoiffée meurt
Sur le gazon desséché
A midi sous l'astre enflammé
Embaument mais fanent les fleurs
Quand l'ombre s'en revient
Sous les nuages orageux
A midi sous l'astre marin
S'éveillent et pleurent les cieux.
©eryndel
Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.
dimanche 19 août 2012
lundi 23 juillet 2012
Les forêts de jadis
Dans les forêts de jadis
Les feuillages bruissants dansent
Au chant soyeux de la brise
Caressante comme lys
Dans les forêts de jadis
Le mélodieux silence
Salue l'heure exquise
Où revient l'été complice
Dans les forêts de jadis
Renaissent les sylphes
L'oeil ensoleillé
Par une douce malice
Dans les forêts de jadis
Renaissent les elfes
Âme des forêts
Dans les contes de jadis.
mardi 15 mai 2012
Le chant de la neige
Sur les plus hauts sommets
Sur les cimes acérées
Le long des clairs glaciers
Le long des froids sentiers
Dans les montagnes sonne le chant de la neige
Dans les montagnes sous le froid soleil
Dans les rochers résonne la voix sans pareille
Silencieuse et fraîche et blanche des neiges.
Son murmure invisible fige le temps même
Sur les flancs des montagnes aux voix profondes
Son murmure inaudible danse dans les ondes
Qui jaillissent gelées de la roche elle-même
A ses pieds rampent les majestueux nuages
Qui couronnent les montagnes aux voix d'outre-monde
Qui recouvrent les plaines au morne paysage
A sa vue sombrent et meurent les ombres profondes
Sur les plus hauts sommets
Sur les cimes acérées
Le long des clairs glaciers
Le long des froids sentiers
©eryndel
mercredi 4 avril 2012
Muettes
L'un des morceaux qui m'a inspiré l'écriture de ce poème est Pimëa, de Moonsorrow, un groupe de black metal.
Muette je crie
Sans être entendue
La Muse est enfuie
Je me sens perdue
Un silence pesant s'est abattu sur moi
Mes forêts ont brûlé mes sources sont taries
Blessée je m'étiole en une lente agonie
Nulle brise ne murmure plus dans les bois
Muette je pleure
Sans être entendue
Ma Muse se meurt
Je me sens perdue
Un bruit de pas pesants un bref éclat de voix
Mes assassins sont là l'âme en paix ils sourient
A ma mort sans même un remords et se rient
De ma haine gelée par l'agonie, le froid
Muette je pense
Sans être entendue
Ma Muse en souffrance
Je me sens perdue
Mais j'entends la pensée triste et désemparée
D'une femme qui crie Ô Nature ma muse
Entends-moi je t'en prie parle-moi par pité
Muette je te crie
Mais sans être entendue
Muse, vis, je t'en prie
Car je me sens perdue
Et je me sens revivre heureuse et apaisée
Guérie par cet amour d'une femme confuse
- Et je fleuris alors dans mes bois dévastés
Muette je souris
Mais sans être aperçue
Nature enfin revit
Ma Muse est revenue
©eryndel
samedi 17 mars 2012
Contemplation
Poème inspiré par l'écoute d'Unfold, dans l'album Primera EP du groupe Message to bears.
La route qui défile
Dorée sous le couchant
Déploie son long ruban
Bordé d'arbres mobiles
Dans la vitre éblouie
J'aperçois le reflet
D'un souvenir passé
Trop vite dans l'oubli
Les arbres qui défilent
Dorés et frémissants
Déploient leurs bras brûlants
Vers les automobiles
Dans leurs troncs blancs et gris
J'aperçois les visages
De parents de tous âges
Et d'enfants amaigris
La route qui défile
Morte il y a tant de temps
Déploie ruines et néant
Vers l'épave immobile
Et mon squelette rit
En contemplant le corps
D'un monde dont la mort
Les hommes a puni.
©eryndel
jeudi 8 mars 2012
La venue des ombres.
Poème inspiré part l'écoute de "Cults of the shadows", dans l'album Theli composé par le groupe Therion.
L'ombre rampe,
Les ombres rongent le jour
Tandis que le soleil mourant
Sur les prés ses ors faiblissant
Doit retirer ses doigts gourds.
L'ombre rampe
L'ombre ronge
L'ombre court
L'ombre ronge,
Lentement, sûrement,
La lumière transparente
Et ses couleurs de mourante
Eclaboussée de sang.
L'ombre rampe
L'ombre ronge
L'ombre court
L'ombre court,
Sur le ciel violacé,
Asphyxié, sans plus de vie
Que le soleil évanoui
Dans ses gris flots glacés;
L'ombre rampe
L'ombre ronge
L'ombre court
L'ombre triomphe,
Et tout s'endort sur son passage
Hormis les noires frondaisons
Aux inquiétantes oraisons
Dans les vieilles forêts sans âge.
©eryndel
vendredi 10 février 2012
Les rivages blancs
Poème inspiré par "The quiet shores" d'October Falls
Sur les lointains rivages blancs
S'échoue une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Venue voguant jour après nuit
Sur sa couche fleurie dort
Un guerrier a l'air serein
Sur sa tête un casque d'or
Mais nulle arme entre ses mains
Sur les lointains rivages blancs
Repose une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Venue voguant jour après nuit
Dans sa barque fleurie dort
Le guerrier sans son épée
Sous ses pieds un bouclier d'or
Mais nulle arme à ses côtés
Sur les lointains rivages blancs
Repose une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Venue voguant jour après nuit
Dans sa barque fleurie dort
Le fier guerrier couronné
Aux eaux du Lac ourlées d'or
Son épée il a donné
Sur les lointains rivages blancs
Repose une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Venue voguant jour après nuit
Sur sa couche fleurie d'or
Le roi Arthur rêve à sa mort
Et à son fils qui l'occit
Et à son destin maudit
Sur les lointains rivages blancs
Repose une barque fleurie
Sur les lointains rivages blancs
Demeurera jour après nuit
©eryndel
mercredi 8 février 2012
Ambiance : bataille figée
Ambiance inspirée par l'écoute de "How fare the gods?" par le groupe Syven.
Sous les nuages gris qui couvraient le ciel d'un plafond mouvant, les tambours de guerre battaient sourdement, accompagnés par les sabots des chevaux qui résonnaient sur le sol dur. Les deux chefs s'arrêtèrent, imités par leurs troupes. Le vent sur la plaine murmurait des promesses de mort et de carnage, susurrant sans fin ses paroles empoisonnées à l'oreille de chaque guerrier. Les yeux dans les yeux, les deux rois se défiaient, immobiles, silencieux ; et chaque soldat en affrontait un autre du regard, immobile, silencieux.
Le combat qui se livrait entre leurs volontés se déroulait dans une autre dimension ; immobile, silencieux.
Dans les pupilles dilatées se lisaient des carnages sans noms. Aux oreilles résonnaient des cris de souffrance indicible. Et pourtant les fiers guerriers semblaient ne pas faire un mouvement, immobiles, silencieux.
L'orage vint joindre sa voix tonnante à celle des tambours fantômes et du vent insidieux. Les adversaires l'ignorèrent, absorbés par l'affrontement de leurs volontés, immobiles, silencieux.
La pluie vint les détremper, alourdir leur capes, ruisseler sur leurs armures, sans qu'ils daignent le remarquer, immobiles, silencieux.
La nuit abattit son obscurité froide sur eux sans qu'ils s'en effraient, immobiles, silencieux.
Quand le soleil se leva, c'est une armée de pierres levées qu'il éclaira.
Immobile. Silencieuse.
©eryndel
Voyage au coin du feu
Dans l'âtre le feu lumineux murmurait.
Petit dieu familial
Protégeant le foyer...
Son sourire estival
Nous raconte l'été.
Dans l'âtre le feu magicien se mouvait.
Images de pays
Exotiques, éloignés...
Champs de rouge fleuris
Nous rappellent l'été.
Dans l'âtre le feu lumineux s'endormait.
Les braises ensommeillées
Ferment leurs yeux cendreux...
S'achèvent la veillée
Les contes merveilleux.
©eryndel
mardi 7 février 2012
Masque de Venise
Visage de porcelaine aux lèvres rubis
Enigmatique regard brûlant, lancinant,
Ne peux-tu dévoiler ce secret intrigant
Ici dissimulé sous ton masque poli ?
Somptueux reflet du carnaval de Venise,
En gardant ton mystère, tu restes ma hantise.
©eryndel
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