Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

dimanche 24 février 2013

La toile

Espérances fantômes
Qui meurent et qui renaissent
Qui tuent et ressuscitent
Espérances fantômes
Qui torturent avec rudesse
Qui sont aimées et maudites
Espérances fantômes

Vos caprices devraient
éloigner les crédules
et les rendre incrédules
Votre vaine beauté
devrait rendre sceptiques
les candides chroniques
Vos mirages devraient
effrayer tous ceux qui
déjà s'y sont vu pris
Votre vraie fausseté
devrait se faire haïr
et non pas éblouir


Espérances fantômes
Qui meurent et qui renaissent
Qui tuent et ressuscitent
Espérances fantômes
Qui torturent avec rudesse
Qui sont aimées et maudites
Espérances fantômes


Mais les hommes sont vains
Et se laissent séduire


Par la rosée du matin
Sur votre toile noire
Où s'amusent à reluire


Les rayons du destin

 ©eryndel 


samedi 23 février 2013

Poison mortel

Mortelles espérances au poison sanglant
Ouvrent des plaies brûlantes aux bords purulents
Dans les âmes trompées par ce parfum suave
Dans les cœurs enchaînés et devenus esclaves
De ce chant de sirène de ces flammes perfides
De ces promesses menteuses aux relents fétides
Mortelles espérances au poison sanglant
Ouvrent des plaies brûlantes aux bords purulents.

 ©eryndel 

dimanche 20 janvier 2013

Astres morts


Valse folle
        Des flocons
               A l'envol
                    Erratique


Tourbillon
       D'astres blancs
                   A la chute
                         Hypnotique

                            
                            Ô flocons
                            Astres blancs
                            Astres morts
                            Ô flocons

Et les hommes
En voyant
Tous ces pâles
Cadavres d'étoiles

                            
                            Ô flocons
                            Astres blancs
                            Astres morts
                            Ô flocons


Et les hommes
S'exclament
"Il neige, oh
Que c'est beau !"

          
                            Ô flocons
                            Astres blancs
                            Astres morts
                            Ô flocons


                           Nul ne voit
                  Nul ne sait                                        
         Que vos ailes
Sont gelées


                           Nul ne sait
                 Nul ne voit
        Que vos corps
Sont brisés


eryndel

samedi 29 septembre 2012

La fuite du temps




Dans les profondeurs de la ville
Le temps fuit éperdument 
Le temps n'attend 
Pas. 

Au fond de ses artères il file 
Dépassant les embouteillages 
Où les véhicules immobiles 
Crient leur impatience et leur rage 


Dans les bureaux bruyants il file 
Toutes les horloges s'affolent 
Comme les travailleurs fébriles 
Qui dans l'agitation s'étiolent 

Dans les profondeurs de la ville 
Le temps fuit éperdument 
Le temps n'attend 
Pas. 

Dans les foyers surtout il file
Les enfants veulent l'avenir 
Les autres deviennent séniles 
Déplorent de toujours vieillir 

Au coeur des cimetières il file 
Réduisant à néant les corps 
Effaçant les noms immobiles 
Des tombes gravées et des morts 

Dans les profondeurs de la ville 
Le temps fuit éperdument 
Le temps n'attend 
Pas.

©eryndel

dimanche 23 septembre 2012

La complainte de la mouette



Jamais plus ne verrai
Les vagues se briser
Sur les rivages aimés
Sur les falaises de grès

Jamais plus ne sentirai
Les froids embruns de la mer
Les embruns au goût amer
Les embruns au goût salé

Jamais plus n'entendrai
La voix de l'océan
Qui sans cesse allait grondant
Qui sans cesse murmurait :

Les hommes m'ont empoisonné
Mes enfants mon peuple se meurent
Mais notre temps n'a pas sonné
Je nous vengerai, viendra l'heure

Jamais plus ne verrai
Les étoiles danser
Sur les flots aux noirs reflets
Sur les flots noirs que j'aimais

Jamais plus ne sentirai
Le souffle des vents marins
Et ses invisibles mains
Et sa caresse glacée

Jamais plus n'entendrai
La voix de l'océan
Qui sans cesse allait hurlant
Qui sans cesse allait pleurant :

Les hommes souillent mes rivages
Mon peuple meurt tout englué
A cause de leurs noirs naufrages
Je nous vengerai, insensés !

Mais il ne peut rien l'océan
Il ne peut rien
Qu'il noie les hommes navigant
Qu'il noie les hommes
Et leurs navires en coulant
Et leurs navires
Répandent leur noir sang
Le répandent

Qu'ils vivent et viennent polluant
Qu'ils meurent et partent polluant
L'océan est-il condamné ?

Et je soupire en écoutant
La voix des hommes murmurant
Allant sans cesse inconscients

Je n'entendrai plus l'océan
Qui agonise impuissant
Plus n'entendrai ses grondements
Je meurs dans leur noir carburant.

©eryndel


vendredi 31 août 2012

Inspiration noire

Vide noir
Sans espoir
Tu agaces
Et tu glaces
Du poète vidé
La veille sans idée
Tu enlaces
Et tu lasses
Ses espoirs
Morts et noirs

©Eryndel

dimanche 19 août 2012

Canicule

Quand l'ombre fait défaut
Sous le souffle de l'été
A midi sous le soleil brûlé
Dorment les chatons et les chiots

Quand l'ombre même brûle
Sous le ciel chauffé à blanc
A midi sous le soleil ardent
Règnent les guêpes somnambules

Quand l'ombre assoiffée meurt
Sur le gazon desséché
A midi sous l'astre enflammé
Embaument mais fanent les fleurs

Quand l'ombre s'en revient
Sous les nuages orageux
A midi sous l'astre marin
S'éveillent et pleurent les cieux.


©eryndel

lundi 23 juillet 2012

Les forêts de jadis



Dans les forêts de jadis
Les feuillages bruissants dansent
Au chant soyeux de la brise
Caressante comme lys

Dans les forêts de jadis
Le mélodieux silence
Salue l'heure exquise
Où revient l'été complice

Dans les forêts de jadis
Renaissent les sylphes
L'oeil ensoleillé
Par une douce malice

Dans les forêts de jadis
Renaissent les elfes
Âme des forêts
Dans les contes de jadis.

©eryndel 






mardi 15 mai 2012

Le chant de la neige


Sur les plus hauts sommets
Sur les cimes acérées
Le long des clairs glaciers
Le long des froids sentiers

Dans les montagnes sonne le chant de la neige
Dans les montagnes sous le froid soleil
Dans les rochers résonne la voix sans pareille
Silencieuse et fraîche et blanche des neiges.

Son murmure invisible fige le temps même
Sur les flancs des montagnes aux voix profondes
Son murmure inaudible danse dans les ondes
Qui jaillissent gelées de la roche elle-même

A ses pieds rampent les majestueux nuages
Qui couronnent les montagnes aux voix d'outre-monde
Qui recouvrent les plaines au morne paysage
A sa vue sombrent et meurent les ombres profondes

Sur les plus hauts sommets
Sur les cimes acérées
Le long des clairs glaciers
Le long des froids sentiers

©eryndel 


mercredi 4 avril 2012

Muettes

L'un des morceaux qui m'a inspiré l'écriture de ce poème est Pimëa, de Moonsorrow, un groupe de black metal.


Muette je crie
Sans être entendue
La Muse est enfuie
Je me sens perdue

Un silence pesant s'est abattu sur moi
Mes forêts ont brûlé mes sources sont taries
Blessée je m'étiole en une lente agonie
Nulle brise ne murmure plus dans les bois

Muette je pleure
Sans être entendue
Ma Muse se meurt
Je me sens perdue

Un bruit de pas pesants un bref éclat de voix
Mes assassins sont là l'âme en paix ils sourient
A ma mort sans même un remords et se rient
De ma haine gelée par l'agonie, le froid

Muette je pense
Sans être entendue
Ma Muse en souffrance
Je me sens perdue

Mais j'entends la pensée triste et désemparée
D'une femme qui crie Ô Nature ma muse
Entends-moi je t'en prie parle-moi par pité

Muette je te crie
Mais sans être entendue
Muse, vis, je t'en prie
Car je me sens perdue

Et je me sens revivre heureuse et apaisée
Guérie par cet amour d'une femme confuse
- Et je fleuris alors dans mes bois dévastés

Muette je souris
Mais sans être aperçue
Nature enfin revit
Ma Muse est revenue

©eryndel