Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

lundi 13 février 2006

Rêverie


Le monde autour de moi s'efface et disparaît
Laissant place soudain à l'univers parfait
De mes pensées

Un ciel de grisaille argenté
Teinté d'un peu d'acier bleuté

Le monde autour de moi s'efface et disparaît

Un monde émeraude et doré
Par des piliers de bois porté

Le monde autour de moi s'efface et disparaît

Un peuple de dryades fées
Par la pollution égarées

Le monde autour de moi s'efface et disparaît
Laissant place à l'univers si imparfait
Qu'est le réel


©eryndel

Révolte

Il arrive parfois que parler du temps ou décrire la nature dans un poème soit prétexte à y déverser le bouilllonnement d'émotions qui agite l'âme. Le paysage ou le temps décrits dépendent alors des émotions ainsi exprimées... À vous de découvrir quel était mon état d'esprit à ce moment. Actuellement, ce poème fait partie de ceux que j'aime le moins.


Dis-moi Tempête dis-moi pourquoi moi
Dis-moi Tempête pourquoi m'emporter
Dis-moi Tempête de fureur cachée
Dis-moi Tempête

J'ai le souffle coupé
Par ton vent froid
Dis-moi Tempête pourquoi m'emporter
J'ai le coeur martelé
Par tes grêlons d'oie
Pourquoi Tempête de fureur cachée

Dis-moi Tempête dis-moi pourquoi moi
Qu'ai-je fait pour être enlevée
Par toi


Par ton vent glacé
Je suis égarée
Dis-moi Tempête pourquoi m'emporter
Par ta grêle hantée
J'ai le coeur brisé
Pourquoi Tempête de douleur cachée

Dis-moi Tempête dis-moi pourquoi moi
Dis-moi Tempête pourquoi m'emporter
Pourquoi Tempête de douleur cachée
Dis-moi Tempête

©eryndel

mardi 3 janvier 2006

Pourquoi


Neige, chaste baiser d'un ange désolé
Par la mort de Nature
A la terre attristée,
Pourquoi pleurer ainsi son immortalité ?

Neige, plumes tombées du vêtement du ciel
A la mort de Nature
Sur la terre attristée,
Si tu es éphémère tu n'en es que plus belle

Neige,
Ne mêle point tes larmes aux larmes de la Mort
Neige,
Ta mort est éphémère, et tu vivras encore

Neige, cristal brisé retombé sur la terre
- Sur la Terre attristée
Par la mort de Nature
Ne te laisse pas faire par le cruel Hiver

Neige, nacre ternie de la perle éplorée
Qu'est la Terre attristée
De la mort de Nature
Pourquoi pleurer ainsi son immortalité ?

©eryndel

vendredi 21 octobre 2005

Pluie

Qui a dit que la pluie était forcément triste et désagréable ? Tentons de la découvrir autrement... 

Pluie de lumière et pluie limpide
Contre pluie orageuse et grise
Averse orage et soleil liquide
Pluie, tu changes au gré de la Brise
Averse orage et soleil liquide

Pluie, tu changes au gré de la Brise
Pluie de lumière et pluie limpide
Pluie matérielle de cendre grise
Pluie, belle lumière liquide
Pluie matérielle de cendre grise

Pluie, belle lumière liquide
Pluie qui changes au gré de la Brise
Pluie tant amère de larmes grise
Pluie de roses tu es limpide
Pluie tant amère de larmes grise

Pluie de roses tu es limpide
Pluie, belle lumière liquide
Et pluie parfumée par la Brise
Pluie polluée huileuse et grise
Mais pluie parfumée par la Brise

Pluie parfumée par la Brise
Pluie de lumière et pluie limpide
Contre pluie orageuse et grise
Pluie de lumière et pluie limpide
Pluie limpide, soleil liquide


©eryndel

mercredi 21 septembre 2005

Brouillard

Le brouilllard - les brumes en général - m'ont toujours fascinée. Je trouve à ce phénomène météorologique une beauté particulière, mystique et féerique à la fois. C'est avec ce texte que j'ai tenté pour la première fois de capturer les facettes de la brume avec de simples mots.



Brouillard, enveloppe mon corps
D'un univers froid, flou et mort.
Brume de velours, brume d'opale,
Brume d'amour et brume d'or pâle,
J'aime la brume automnale, hivernale,
La brume du soir, la brume matinale.

Brume issue des esprits des morts,
Brume iridescente aux reflets d'or,
Brume des marais ou des mers,
Brouillard gris et froid des cimetières,
J'aime la brume automnale, hivernale,
La brume du soir, la brume matinale.

Brume des morts, brume vivante,
Brume de vie, brume mourante,
J'aime la brume automnale, hivernale,
La brume du soir, la brume matinale
Brume de lune, brume vivante,
Brume des fées, brume chantante.

©eryndel

lundi 23 mai 2005

L'Oeil de la Terre


Etoile bleue dans un ciel vert,
Le myosotis tient des cieux
Sa frêle couleur de lumière,
Sa grâce d'ange malicieux.

Le myosotis tient des cieux
Sa robe de soie admirable ;
Sa grâce d'ange malicieux
La rend à la nymphe semblable.

Sa robe de soie admirable,
Plus éclatante qu'un soleil,
La rend à la nymphe semblable,
Myosotis, frêle merveille.

Plus éclatante qu'un soleil,
Elle illumine Mère Terre,
Myosotis, frêle merveille
Etoile bleue dans un ciel vert.

©eryndel

mercredi 2 mars 2005

Neige et deuil

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Le ciel blanc le pleure, la terre est son tombeau.
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Le ciel blanc le pleure la terre est son tombeau.

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Le sol est blanc de plumes le ciel blanc de pleurs.
Les cristaux de ces plumes de ces larmes roulent ;
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Le sol est blanc de plumes, le ciel blanc de pleurs.

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Les plumes s'accumulent, les astres sont tombés.
Les cristaux de ces plumes, de ces larmes roulent ;
Sous elles les nuages frigorifiés croulent ;
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Les plumes s'accumulent, les astres sont tombés.

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Le duvet de ses ailes sans lui a volé.
Sous lui les nuages paralysés croulent ;
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Le duvet de ses ailes sans lui a volé.

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Le ciel en deuil pleure et répand ses blanches plumes,
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Le ciel en deuil pleure et répand ses blanches plumes.

©eryndel

mardi 20 juillet 2004

Farandole


Danse folle,
Farandole,
Folle danse !
Vive danse !
Danse folle,
Farandole,
Danse fée !
Danse gaie !

Les rêves t'animent,
Danse folle,
Danse fée
Tu fuis les abîmes
Farandole,
Danse gaie !

Les nymphes s'élèvent,
Danse folle,
Danse fée
Les vents te soulèvent
Farandole,
Danse gaie !

Danse folle,
Farandole,
Folle danse !
Vive danse !
Danse folle,
Farandole,
Danse fée !
Danse gaie !

La valse prend vie
Valse fée,
Valse folle
A vous faire envie
Valse gaie
Farandole

Un univers naît
Danse fée
Danse folle
Puis il disparaît
Danse gaie
Farandole

Danse folle,
Farandole,
Folle danse !
Vive danse !
Danse folle,
Farandole,
Danse fée !
Danse gaie !

Les notes s'affolent
Polka folle,
Polka fée
Ces jolies lucioles
Farandole,
Polka gaie.

La danseuse vole
Danse folle,
Danse fée,
Prenons notre envol
Farandole,
Danse gaie.

©eryndel

jeudi 25 mars 2004

Folie


Noirceur couleur
Bonheur malheur
Froideur chaleur
La vie n'est que chaos
La vie n'est que folie
Noirceur chaleur
La vie n'est qu'un réseau
Réseau de pleurs de ris
Bonheur froideur
Tout n'est que sable et eau
Tout n'est que mort et vie
Couleur malheur
La folie d'un bateau
Sur la mer qui périt
Folie noirceur froideur malheur
Mais qui rit, couleur bonheur chaleur.

©eryndel

mercredi 24 mars 2004

Désert


Vastes sables de feu et chaud soleil de verre,
Pierres blanchies, ossements gris,
Devant mes yeux s'étend un terrible désert.
Ossements gris, pierres blanchies,
Ruines blanchies, cadavres gris,
Cadavres gris, ruines blanchies.

Hautes dunes de lave et long soleil de sable,
Ruines blanchies, cadavres gris,
Autour de moi roule un sable toujours semblable.
Cadavres gris, ruines blanchies,
Dunes blanchies, grands vautours gris,
Grands vautours gris, dunes blanchies.

Eau d'ombre et ombre fraîche
Dunes blanchies, grands vautours gris
Au loin, l'espoir revêche
Grands vautours gris, dunes blanchies
Vagues blanchies, beaux arbres gris,
Beaux arbres gris, vagues blanchies !

©eryndel