Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

samedi 21 juillet 2007

Chat de neige

Nouveau poème bref dédié à mon chat.

Perdues dans la neige immaculée,
Deux feuilles en amande ;
Doux souvenir d'un lointain été,
Promesse d'un printemps.

Lors ont cligné les vertes amandes
Le chat blanc se lève et s'étire
Avant de s'endormir.


©eryndel

jeudi 12 juillet 2007

Plume

Poème dédié à mon premier chat, qui s'appelle Plume - vous l'aurez deviné.


Plume : la plume du séraphin,
La plume d'argent de la neige au matin,
Celle qui porte l'écrivain.

Plume : la plume blanche d'un cygne,
La plume de neige légère et si fine,
Celle dont la nature signe.

©eryndel

jeudi 14 juin 2007

Pluie d'été


Mourante étouffante moiteur d'été
Touffeur moirée de l'été en pleurs
Sous le ciel marbré parfumé de fleurs
Le ciel en pleurs à l'oeil velouté.

Le rideau de pluie
Lumineux et gris
Lourd de chaleur
Emplit les calices des lys
Velours de pleurs
Lumineux et gris
Le rideau de pluie

Mourante moiteur de la terre en fleurs
Touffeur des pleurs du ciel velouté
Sous l'aile étouffante du ciel d'été
L'aile étouffante torrent de pleurs

Le rideau de pluie
Lumineux et gris
Lourd de chaleur
Emplit les calices des lys
Velours de pleurs
Lumineux et gris
Le rideau de pluie

Mourante étouffante moiteur d'été
Touffeur moirée de l'été en pleurs
Sous le ciel marbré parfumé de fleurs
Tonne l'orage irrité.

©eryndel

jeudi 8 mars 2007

L'Attente



Dessous le ciel de plomb
Le temps paraît bien long

A ceux qui voient dans l'onde
Les larmes du passé
A ceux pour qui le monde
S'est pour un temps figé

Le visage tourné vers la mort et la peine
Dans l'attente sans fin d'une espérance vaine

Dessous le ciel de plomb
Le temps paraît bien long

A ceux qui sous la pluie
Voient leurs espoirs brisés,
A ceux pour qui la vie
N'est que suite d'arrêts

Le visage levé vers la douleur la peine
Dans l'attente sans fin de l'espérance vaine

Dessous le ciel de plomb
Le temps paraît bien long

A ceux qui sous la pluie
Voient mourir le passé
A ceux pour qui la vie
S'est à jamais figée

Le regard affligé par la douleur la peine
Dans l'attente sans fin d'une espérance vaine


©eryndel

mardi 30 janvier 2007

La lune floue...


La lune floue flotte dans la nue,
Blanche phalène à l'aile large et ronde,
- Ronde damed'opale aux brillantes suivantes -
Entourée de lucioles vagabondes ;
La lune floue flotte dans la nue.

La lune floue rêve dans la nuit,
Dame voilée par la brume profonde,
- Frêle fée de lumière à la mante brillante
Où se reflète la danse de l'onde ;
La lune floue rêve dans la nuit.

La lune trompe le triste ennnui
D'un ménestrel à la musique ronde,
Baladin amoureux d'une Reine charmante,
La Reine de la nuit si vagabonde ;
La lune trompe le triste ennui.

La lune floue rêve dans la nuit
Au ménestrel perdu dans la brume profonde,
Tandis que vient enfin sa dame étincelante
Qui songe évanescente dessus l'onde ;
La lune floue rêve dans la nuit.

La lune floue flotte dans la nue,
Blanche phalène à l'aie large et ronde
- Ronde dame d'opale aux brillantes suivantes -
Entourée de lucioles vagabondes ;
La lune floue flotte dans la nue.

©eryndel

vendredi 22 décembre 2006

Brume

Voici un de mes préférés : il marque un nouveau changement de style... De plus, il représente assez bien l'idée que je me fais de la brume, barrière naturelle dissimulant aux yeux indiscrets des mortels le royaume de Féerie - à la fois si proche et pourtant insaisissable.


La brume emperlée roule
Et s'enroule et s'écoule
En mouvante aquarelle,
Ephémère immortelle

Le silence s'étend et s'avance en rampant
Dessous la blanche écume froide qui s'épand
En dansant

La brume emperlée roule
Et coule et se déroule
En fragile dentelle
Eternelle mortelle

Dans le silence sourd aucun son ne s'entend
Dessous le sourd brouillard qui sans cesse s'étend
En dansant doucement

La brume emperlée roule
Et se déroule et coule
En un pâle pastel
Féérique, irréel

Le silence se fige et s'incline humblement
Devant la pâle Reine émergeant lentement
En dansant doucement, fée de brume arc-en-ciel.

©eryndel

mercredi 6 décembre 2006

Hiver

Ce poème reprend une figure de conte russe, le Père Hiver. Voici un résumé de ce récit, que l'on retrouve également dans d'autres folklores : une jeune fille détestée par sa marâtre est envoyée chercher du bois par celle-ci en plein hiver. Elle se perd dans la plaine enneigée et, transie de froid, se résigne à la perspective de mourir quand le père Hiver survient. Elle le salue poliment, soulagée à l'idée qu'il abrège ses souffrances. Touché, il lui offre un épais manteau. La deuxième jour, elle reçoit un bonnet, le troisième, un coffre empli de richesses. La belle-mère vient rechercher son cadavre, la trouve bien vivante et parée des présents du Père Hiver. Elle envoie alors sa propre fille, mais l'impolitesse et la méchanceté de cette dernière lui vaut de recevoir l'étreinte glacée du bienfaiteur de sa belle-soeur. Quand la marâtre revient la chercher, elle n'est plus qu'un cadavre glacé...

Au sommet de la montagne
Se déchaîne un vent glacial.
La neige tombe en aval,
La pluie gèle la campagne.

Au sommet de la montagne
Le glacier glisse, glacial.
Le torrent gèle en aval,
Le froid inonde la campagne.

Tout en haut dans la montagne
Danse le flocon glacial.
La grêle s'abat en aval,
La brume givre la campagne.

Tout en haut dans la montagne
Gémit la bise au fouet glacial.
Le torrent s'endort en aval,
La neige couvre la campagne.

Tout au sommet de la montagne
Chante le Père Hiver glacial,
Glisse sur la glace en aval,
Et vient danser par la campagne.

©eryndel

mardi 7 novembre 2006

Coucher de soleil

Le ciel gris à mes yeux soudain s'est déchiré,
Dévoilant un lac d'or miroitant de trésor ;
D'améthyste voilées il a pris le reflet,
Teintant de violet la brume et tous ses ors
Au-dessus des eaux claires couvertes de roses ;
Quand devant moi soudain les frêles fleurs éclosent,
De chacune s'envole une fée de diamant,
D'une autre enfin s'élève une perle d'ivoire,
Si bien qu'elle ternissent le trésor brillant,
Si bien que tout autour, l'eau d'or en devient noire.


©eryndel

dimanche 24 septembre 2006

Fairy Night

Voici le premier poème que j'aie écrit en anglais. Je venais d'avoir un cours sur la métrique en poésie anglaise - complément à la préparation à la version LV1 du Capes. Vous pouvez lire ici le résultat.


During the nice and waiting night,
Fairies and sprites in the moonlight
Dance on the hill, sing for the Spring
And pick some daffodils shimmering and shining.

Along the night, below the moon,
Elves and dryads dream in the bloom
Of elder trees, white in the breeze,
And sing the daffodils shimmering and shining.

And in the end of the calm night,
Elves and dryads clad all in white,
Fairies and sprites cease all singing
And dream of daffodils shimmering and shining.

©eryndel

vendredi 22 septembre 2006

Feuilles mortes


Feuilles mortes teintées de jaune ou d'orangé,
Quand, tôt à l'aurore, s'éveille le soleil,
Qui revêt vos soeurs rouges d'un habit vermeil,
Quand le soleil s'éveille dans le ciel doré,
Ses rayons effleurant de leurs doigts la rosée
Soudain vous parent d'or et de perles cuivrées
Que les fées et lutins viennent vite amasser,
Vous laissant comme avant le teint terne et tiré
Dont vous accable hélas votre lente agonie,
Feuilles sèches et jaunes, craquelées et brunies.

©eryndel