Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

jeudi 8 décembre 2011

Qui donc est cette enfant...?


Qui donc est cette enfant qui marche dans la neige,
Impalpable fantôme, avançant sans frémir ?
Elle va, comme mue par un froid sortilège,
Pieds nus, vers les mendiants qui s'apprêtent à mourir.

Elle tend devant elle une frêle flammèche,
Guidée par un renard au regard chaleureux,
La veille de Noël, quand froid hiver revêche
Des enfants orphelins gèle les cœurs frileux.

Pour toutes les petites filles aux allumettes
Qui ne rêvent à Noël qu'à rejoindre Au-delà
Leurs parents guidés par la Faucheuse muette
Pour échapper au froid, à la faim d'ici-bas,

Elle marche et allume, dans les cœurs des passants,
Flamme de compassion, à la fois vive et frêle,
Envers ces orphelins sans Noël et tremblants
- Et adoucit ainsi leur peine si cruelle.


©eryndel

dimanche 27 novembre 2011

Cercueil de glace


Sous la banquise blanche une grotte de glace
Dormait indifférente à la vie en surface ;
Un silence frileux étincelait en elle,
Éclat obscur et mort de l'hiver éternel
Qui règne aveuglément sur son trône de gel

Dans la caverne blanche un grand trône de glace
Attendait en silence qu'on y prenne place ;
Un silence frileux étincelait en elle,
Lumière irisée de la Reine des Neiges
Depuis longtemps déchue, à jamais prise au piège

De la banquise blanche
Et de la grotte blanche
Loin de son trône blanc
Dans son cercueil de glace

©eryndel

mercredi 23 novembre 2011

Ivresse


Tout me paraît plus flou
Sans cesser d'être net
Tout me semble plus fou
Sans cesser d'être bête

Plus aucune douleur
Ni nul sujet de pleur
Juste un léger bonheur
Sensation de douceur

©eryndel

dimanche 13 novembre 2011

Amazonie

Chaleur
Moiteur
Dans la lumière d'ombre
Touffeur
Senteur
Des orchidées dans l'ombre
Sifflements
Froissements
D'un serpent dans les lianes
Feulements
Grondements
D'un jaguar sous les lianes
Clapotis
Apathie
D'un crocodile immobile
Cris et ris
Joyeux bruits
Des perroquets volubiles
Touffeur
Senteur
Des orchidées dans l'ombre
Chaleur 
Moiteur
Dans la lumière d'ombre

Dans la forêt amazonienne
Riche de vie
Riche de nuit
Riche de mort
Et de lumière

 ©eryndel

jeudi 10 novembre 2011

Le souffle des morts


Le souffle figé des morts
Embrume la campagne
Glacial, sans hargne
Sans bruit, sans effort

Rampant en silence
Obscurément aveuglant,
Le blanc brouillard danse.

©eryndel

lundi 7 novembre 2011

Mélancolie automnale

Inspiré par l'écoute de l'album Sarastus d'October Falls.


Il pleut des feuilles d'or
Lumineuses
Délicieuses
Malicieuses
Radieuses
Comme l'été s'endort...

Il pleut des feuilles brunes
Suppliantes
Et pleurantes
Et sanglantes
Et mourantes
Là, ce soir, à la brune...

Il pleut des feuilles grises

Desséchées
Abîmées
Craquelées
Dentelées

Dans la froide bise

Il pleut des feuilles blanches
Espérances perdues
Et peines éperdues
Tombant en avalanche.


©eryndel

samedi 5 novembre 2011

Cœur qui bat


Cœur qui bat
Lentement
Fortement
Cœur qui bat

Cœur qui s'emballe
Si vivement
Passionnément
Si violemment
Cœur qui s'emballe

Cœur qui se débat
Douloureusement
Si fiévreusement
Si cruellement
Désespérément
Cœur qui se débat

Cœur qui s'apaise
Tout simplement
Profondément
Tout doucement
Cœur qui s'apaise

Cœur qui bat

Fortement
Lentement
Cœur qui bat

©eryndel

mercredi 26 octobre 2011

Regard


Que me dit ton regard aux reflets mystérieux
Où dansent tes pensées et tes rêves félins ?
Ces yeux énigmatiques, ces yeux si sérieux
Fascinent par leur feu brûlant et sybillin...

Feu de glace azurée, étincelles de bleu,
Voyage silencieux dans ton grand oeil serein,
Voyage étrange au loin, envolée vers les cieux...
Ô siamoise grise à la robe d'étain.

©eryndel

mercredi 19 octobre 2011

Le bal des sorcières

Texte inspiré par l'écoute d'Une nuit sur le mont chauve de Moussorgski.


Dans la nuit hurlante
Ricane le vent
Dans la nuit vivante
Crient les spectres blancs

Le souffle du Diable
Porte les damnés
Et le fouet du Diable
Les force à danser

Avec les sorcières
Avec les sorciers
Avec la lumière
Des froids feux follets

Dans la nuit hurlante
Ricane le vent
Dans la nuit vivante
Crient les spectres blancs

Les ailes du Diable
Noircissent les ombres
Et le feu du Diable
Prend les âmes sombres

Au bal des sorcières
Au bal des sorciers
Privés de lumière
Sur le mont pelé

Dans la nuit hurlante
Ricane le vent
Dans la nuit vivante
Crient les spectres blancs

Mais le jour se lève
Et le Diable fuit
Le soleil s'élève
Dissipe la nuit

S'en vont les sorcières
S'en vont les sorciers
Ombres et chimères
Tout est dispersé
©eryndel

lundi 17 octobre 2011

Piano

Poème écrit en écoutant les Nocturnes de Chopin.




Les notes limpides coulent du clair piano
En mélodie liquide à la voix lumineuse
En céleste cascade à la chanson pluvieuse
En douce ballade chantée par soprano

Mélancolique idylle des notes limpides
A la danse gracile de douce naïade
A l'émotive voix d'une claire dryade
Qui chante dans les bois la mélodie liquide...

Au doux son du piano la tristesse s'effile
Comme s'écoule l'eau si pure dans les bois
Comme la valse heureuse vole avec émoi
Sur l'aile lumineuse d'une blanche idylle

Les notes limpides coulent du clair piano
En mélodie liquide à la voix lumineuse
En céleste cascade à la chanson pluvieuse
En douce ballade chantée par soprano

©eryndel