Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

samedi 8 décembre 2018

Jeux sur les sons, jeux des flocons

Dans l'hiver qui s'éveille
 Veillent les hauts sommets
 Merveilleux et hautains 
 Teints de blanc éclatant 
 Tant les fées de l'hiver 
 Versent de neige d'argent. 
 Gentiment les flocons
 Continuent à voler
 Légers, et se déposent
 Posément sur les cimes.

mercredi 13 juin 2018

Contemplation

Brume qui coule qui s'enroule
Autour des cimes enneigées
Frôlant les flancs de la montagne
Frôlant pâtures et forêts
Brume qui comme un torrent coule
Comme un torrent

Torrent qui court et qui dévale
Les flancs rocheux de la montagne
Répandant son rire chantant
Se répandant dans la campagne
Torrent qui comme un chant dévale
Comme un chant

Chant qui se lève et qui s'élève
Depuis les vallées alanguies
Réveillant les hauts pâturages
Réveillant l'écho endormi
Chant qui comme un soleil s'élève
Comme un soleil

Soleil qui chante et qui enchante
Les randonneurs tôt réveillés
Frôlant les pierriers et les fours
Frôlant falaises et glaciers
Soleil qui comme la brume enchante
Comme la brume

Brume qui coule qui s'enroule
Autour des cimes enneigées
Frôlant les flancs de la montagne
Frôlant pâtures et forêts
Brume qui comme un torrent coule
Comme un torrent

©eryndel


mercredi 29 novembre 2017

Fées des neiges

Fées légères
Tout en dentelles
Aux ailes de plume immaculées
Fées gracieuses
Au pied léger
Vous valsez vous dansez virevoltez
Tout en dentelles
Fées légères

Au son du silence 
Vous menez la danse
Dans l'aube rosée
A peine éveillée
Au son du silence
Vous menez la danse
Et dessous vos pieds
La neige apparaît

Fées légères
Tout en dentelles
Aux ailes de plume immaculées
Fées gracieuses
Au pied léger
Vous valsez vous dansez virevoltez
Tout en dentelles
Fées légères

Les violons muets
Vous font tournoyer
Dans l'aube nouvelle
Au sommeil bien frêle
Les violons muets
Vous font tournoyer
Et battre des ailes
Dans la neige belle

Fées légères
Tout en dentelles
Aux ailes de plume immaculées
Fées gracieuses
Au pied léger
Vous valsez vous dansez virevoltez
Tout en dentelles
Fées légères
©eryndel


Extrait du Casse-Noisette, la valse des flocons de neige (musique : Tchaïkovski, représentation du théâtre Mariinski, 1994)

mercredi 22 novembre 2017

Blason - L’œil du nouveau-né


Œil fascinant, œil fasciné
Par un monde de nouveautés
D'un bleu gris orageux et clair
L'émerveillement franc, sincère
Qui s'y lit séduit père et mère
Amis aussi, en un éclair,
Œil fasciné de nouveau-né
Ton œil à toi, ma Danaé.

©eryndel

samedi 8 avril 2017

Rêverie


Sous le ciel clair et serein s'élèvent les cimes
Immobiles
Dans la fraîche lumière du petit matin

Et la glace en cascades coule dans l'abîme
Immobile
Au cœur des cheminées de rochers éboulés

Les glaciers rois s'étirent dans leur lit qu'anime
Immobile
Le temps inexorable au cœur adamantin

La voix des montagnes voyage dans l'abîme
Immobile
Par les torrents dansant jusque dans la vallée

Le givre scintille dans le printemps qu'anime
Immobile
Le soleil matinal aux rayons argentins

Et mon âme s'envole vers les hautes cimes
Immobiles
Comme je les admire depuis mon chalet.

©eryndel

mardi 31 mai 2016

Sommeil


La fée des ondes
Un jour règnera,
Reine du monde,
Et le protègera

Et qu'elle l'inonde
De sa traîne liquide,
La planète ronde
Où elle dort, languide

Sous ses voiles d'azur,
Dorment les villes
Qui rêvaient d'un futur
Bien moins hostile

Sous ses flots d'argent pur,
Dorment les forêts
Qui rêvaient d'un futur
Plus ensoleillé

Sous ses vagues sans âme
S'étend le cimetière
Des multitudes d'âmes
Qui peuplèrent la Terre.

©eryndel

dimanche 29 mai 2016

Ballade de la fin d'un monde

Mourante fée des forêts
Où sont les chênes centenaires
Et les grands sapins toujours verts
Que des squelettes poitrinaires
Et des champs secs et découverts
Impitoyables, ont remplacé ?

Où sont les glaciers fabuleux
Aux reflets d'argents merveilleux
Que les rochers luisants et noirs
Ont remplacé sans plus d'espoir
Mourante fée de nos montagnes ?

Où sont les eaux fraîches et pures
Et les vagues majestueuses
Que les déserts pleins de blessures
Ont remplacé, terres huileuses
Mourante fée des sources claires ?

Où est l'air que nous respirions
Son parfum enivrant et doux
Qu'a remplacé le noir poison
Des fumées d'industriels fous,
Mourante fée des vents d'antan ?

Les hommes les ont exploités
Jusqu'à tuer l'écosystème
Et jusqu'à se détruire eux-mêmes 
Las ! plus rien ne vit pour pleurer
Que vous, mourantes fées.

©eryndel


vendredi 1 janvier 2016

Jour blanc

Dans les mouvantes brumes
La montagne n'est qu'une ombre
Les hautes et fières cimes
Semblent de plus en plus sombres

Tout autour du randonneur
Le monde n'est que silence
Quand la brume roule et s'élance
A l'assaut des monts songeurs

Dans les mouvantes brumes
La montagne n'est qu'une ombre
Les hautes et fières cimes
Semblent de plus en plus sombres

Tout autour du randonneur
Le monde n'est que blancheur
Neige et nuages se fondent
La notion du temps s'effondre

Dans les mouvantes brumes
La montagne est invisible
Les hautes et fières cimes
Sont un rêve inaccessible.

©eryndel

mercredi 25 novembre 2015

Nocturne hivernale

Dans la pénombre hivernale
Les montagnes enneigées
Luisent d'une lueur spectrale

Pâles géantes bleutées
Les impalpables montagnes
Semblent un rêve éthéré

Dans la neige et le silence
Les montagnes les glaciers
Mettent les rêveurs en transe

Pâles fantômes figés
Se rendorment les montagnes
Et le Temps semble gelé.

©eryndel

vendredi 2 octobre 2015

Le soleil sur les montagnes

Le soleil sur les montagnes
Se levant enchante l'âme
Par ses couleurs harmonieuses
Comme des notes mélodieuses

Ses rayons ensommeillés
Se glissent entre les rochers
En sculptant les contours aigus
Des sommets aux pentes ardues

Le soleil sur les montagnes
S'avançant enchante l'âme
Par ses ors pâles ou chaleureux
Comme des accords mélodieux

Ses rayons si vifs, éveillés
Jouent sur le lac lisse et rêveur
En éveillant dans ses reflets
Un monde à l'envers enchanteur

Le soleil sur les montagnes
S'en allant enchante l'âme
Par ses teintes mélodieuses
Comme des notes harmonieuses

Ses rayons las et fatigués
Embrasent les monts enflammés
Qui dressent leurs ombres chinoises
Quand s'en revient la nuit sournoise

©eryndel

dimanche 23 août 2015

Chanson du randonneur



Apaisante contemplation des sommets éternels
Fascination magique des monts immortels
Méditation sereine, ensorcellement mortel
Sensation de plénitude et d'instant irréel

Quand je l'ai rencontrée
La montagne a pris mon âme
Je me suis envolée
Je me suis oubliée
La montagne a pris mon âme
Je ne peux la quitter
La montagne a pris mon âme

Tourbillon d'émotions plénitude irréelle
Respiration grisante loin d'une grisaille mortelle
Rayon désaltérant pour l'âme immortelle
Abdication du cœur face à la nature éternelle

M'appelle la vallée
La montagne a pris mon âme
Je me suis détournée
J'ai repris le sentier
La montagne a pris mon âme
Sans elle suis rentrée
La montagne a pris mon âme

Demain je reviendrai contempler du sommet
La vallée désertée par les glaciers mortels
Contempler du sommet au visage immortel
Les nuages et les brumes au voile ensorcelé 

©eryndel



A l'ombre des montagnes

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les sylphes murmurant
Dans le vent
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les ondines dansant
Dans le torrent
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux
Dissimulant sous les cieux
Le refuge des fées

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les dryades arpentant
Les forêts du versant
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux
Dissimulant sous les cieux
Le refuge des fées
Rescapées des projets
De l'homme polluant

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

©eryndel

dimanche 16 août 2015

La nymphe du torrent


L'invisible et chantante nymphe du torrent
Déroule ses cheveux en flots tumultueux
De la montagne austère au port majestueux,
A la tête perdue dans le brouillard pluvieux,
Insensible à son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible et dansante nymphe du torrent
Laisse couler le flot gracieux de ses cheveux ;
Et le soleil les pare de joyaux lumineux
Dérobés à la nuit pour l'amour de ses yeux,
Envoûté par son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible, apaisante nymphe du torrent
Déroule ses cheveux quand s'affligent les cieux

Pour distraire sa peine et le rendre oublieux
Des chagrins qui l'amènent à pleurer, malheureux,
Insoucieux de son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible, éternelle nymphe du torrent
Laisse rouler le flot si clair de ses cheveux,
Émerveillant les hommes encore assez heureux
Pour savoir écouter les sons si mélodieux
Du chant de la nature sur les siècles d'antan.


©eryndel

samedi 24 janvier 2015

Naufrage


Qu'il sombre, le navire de mon âme,
Sur les flots menaçants d'un chagrin lancinant
Gonflé de noires larmes issues du néant.

Qu'il sombre, le navire de mon âme,
Avec son équipage de noires idées,
Avec son capitaine au cœur tout détraqué...

Qu'il sombre, le navire de mon âme !
Et que meure avec lui le lourd bagage haï
De mes émotions, de mes souffrances honnies ;

Et vienne l'insensible calme plat
D'un vide indifférent aux épreuves nouvelles,
A la noire marée qui me rogne les ailes.


©eryndel

dimanche 7 décembre 2014

Le passage du temps

Dansent les heures
Dansent les jours, les mois, les années
Sans qu'on ne les voie jamais passer
Quand on se retourne il est bien trop tard
Pour espérer rattraper son retard

Le temps s'emporte le temps n'attend pas
Le temps tourbillonne enlevant dans ses bras
Notre jeunesse et nos hésitations
Nous laissant les regrets les malédictions


Dansent les heures
Dansent les jours, les mois, les années
Sans qu'on ne les voie jamais passer
Quand on se retourne il est bien trop tard
Pour espérer rattraper son retard

Le temps s'envole ne pardonne pas
Le temps court plus vite et ne pardonne pas
Nos erreurs et notre attente inutile
Nous laissant les regrets amers et futiles


Dansent les heures
Dansent les jours, les mois, les années
Sans qu'on ne les voie jamais passer
Quand on se retourne il est bien trop tard
Pour espérer rattraper son retard

Le temps s'enfuit ne se retourne pas
Le temps nous emporte et n'épargnera pas
Nos souhaits de jeunesse éternelle bien vains
Nous laissant vieux tremblants et sans lendemain

Dansent les heures
Dansent les jours, les mois, les années
Sans qu'on ne les voie jamais passer
Quand on se retourne il est bien trop tard
Pour espérer rattraper son retard

©eryndel

lundi 26 mai 2014

Ambiance : agonie de la Terre

Longin for Dawn - Our symbolic burial
A travers la plaine celtique à l'herbe grise gémissent les vents, et parmi les vieilles pierres du cercle érodé par le temps, résonnent les voix spectrales des druides d'antan. Où sont les peuples fiers d'autrefois, adorateurs de la Nature et de la Terre ? Les brumes fétides de la civilisation sans foi engloutissent les vestiges d'autrefois.
A travers les bosquets morts aux troncs gris dénudés gémissent les vents, et parmi les arbres chauves résonnent les sanglots des dryades d'antan. Où sont les peuples fées d'autrefois, serviteurs de la Nature et de la Terre ? Les pluies acides de la civilisation sans loi rongent les vestiges d'autrefois.
A travers les terres stériles et grises gémissent les vents, et dans les crevasses douloureuses gronde la voix de la Terre endeuillée. Où est la Nature sauvage d'autre fois, sa sœur immortelle ? La civilisation des hommes sans âme a voulu la tuer, et a pulvérisé les vestiges d'autrefois...

 ©eryndel

mardi 25 mars 2014

Sables mouvants

Dans l'ombre
Gluante
Je sombre
Dolente

Et le monde
Ecœurant
Suit sa ronde
De tyran

Dans l'ombre
Etouffante
Je sombre
Défaillante

Et je sonde
Le fond glaçant
De cette onde
M'emprisonnant

Dans l'ombre
Paralysante
Je sombre
Agonisante

Et moribonde
Je coule en songeant
Au cruel monde
Que je vais quittant

Dans l'ombre
Si repoussante
Je sombre
Indifférente

Et je sonde
Le flot sanglant
 De cette onde
Me capturant

Dans l'ombre
Ecrasante
Je sombre
Vacillante

Et le monde
Méprisant
Suit sa ronde
Ricanant

Dans l'ombre
Broyante
Je sombre
Souffrante

©eryndel 




mardi 11 mars 2014

Déchirure

Âme emprisonnée

Âme torturée
Âme tordue tirée déchirée

Par les obligations
D'un monde sans pitié
Et sans humanité

Sommes-nous des machines
Ou des êtres de coeur
Ayant droit au bonheur  ?

Sommes-nous des êtres libres
Ou de simples esclaves
A l'illusoire liberté ?

Le bonheur ?
Quelle naïveté
La liberté ?
Jamais
Si ce n'est
Celle de souffrir
Et de faire souffrir

Déchirure du coeur
Déchéance de l'âme
Déni de l'humain

©eryndel




lundi 27 janvier 2014

L'âme du loup


Dans l’œil du loup se reflète la lune
Ronde la lune dans l’œil du loup
Ronde la lune

Sous les pattes du loup file la neige
Froide la neige aux pattes du loup
Froide la neige

Sur la robe du loup glisse le vent
Grisant le vent sur la robe du loup
Grisant le vent

Dans l'oreille du loup chante la nuit
Douce la nuit à l'oreille du loup
Douce la nuit

Dans l'âme du loup vit la liberté
La liberté dans l'âme du loup
La liberté.

 ©eryndel

samedi 16 novembre 2013

A quoi pense-t-il donc... ?

A quoi songe-t-il donc
Ce cygne aux yeux soyeux
Effleurant de ses plumes
Des eaux les sombres cieux
Où son reflet s'allume ?

Ce cygne au cou gracieux
Qui plonge ses doux yeux
Dans des eaux d'amertume
A quoi songe-t-il donc ?

Sous ses cils somptueux
N'est-ce pas une larme
Qui allume des feux
Dans son œil en alarme ?
A quoi songe-t-il donc ?

©eryndel