Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

lundi 11 septembre 2006

Chanson du Druide

Voici un poème très différent des précédents, que je classe parmi mes féeries et qui s'inspire de l'heroic fantasy... 



Sous les arbres de la forêt,
Autour du grand chêne sacré,
Les druides se sont rassemblés,
Sous les arbres de la forêt.,

Les dryades de la forêt
Autour du grand chêne sacré,
Autour des druides ont dansé,
Les dryades de la forêt

Sur les arbres de la forêt
Et sur le grand chêne sacré,
La foudre soudain a frappé,
Sur les arbres de la forêt.

Le Grand Druide de la forêt,
Au pied du grand chêne sacré,
Le Grand Druide avait trépassé,
Le Grand Druide de la forêt.

Dans le temple de la forêt,
Dessous le grand chêne sacré,
Un Grand Druide a été nommé,
Dans le temple de la forêt.

Les Dryades de la forêt,
Autour du grand chêne sacré,
Autour des druides ont chanté,
Les Dryades de la forêt.

Sous les arbres de la forêt,
Autour du grand chêne sacré,
Les druides se dont dispersés,
Sous les arbres de la forêt.

©eryndel

mercredi 15 mars 2006

Pantoum de l'Amour

L'amour et la mort, dans la mythologie gréco-romaine, sont frères. C'est pourquoi, en relisant le pantoum de la mort, j'ai pensé faire celui de l'amour. Ce texte est par ailleurs le résultat d'un travail en atelier d'écriture.



Le bel Amour aux ailes d'or
Issu d'un pays féérique
Règne sur la vie et la mort,
Amour mythique à l'oeil magique.

Issu d'un pays féerique,
Tu m'ensorcelles sans effort
Amour mythique à l'oeil magique,
Mon âme n'en a nul remords.

Tu m'ensorcelles sans effort
Aimé au doux rire onirique ;
Mon âme n'en a nul remords :
Avec toi le monde est elfique.

Aimé au doux rire onirique,
Pour toi je fais fi de la mort ;
Avec toi le monde est elfique,
Ô bel Amour aux ailes d'or.

©eryndel

mardi 14 mars 2006

La Rose blanche

Voici un poème daté du 14 mars 2006 que j'aime particulièrement - je l'ai écrit d'une traite, les mots venaient tout seuls, ce qui ne m'arrive pas souvent.



Une rose plus blanche qu'un nuage blanc
Pleurait telle le cygne se sachant mourant.
Elle évoquait en pleurs sa liberté passée :
"Si peu que je le fusse, car liée à la terre,
Du moins j'étais bien libre, et non pas prisonnière
Dans un vase de verre ou je mourrai fanée."

Coupée de ses racines et de la terre mère
Qui l'avait élevée, jamais ne guérirait
La rose blanche amère aux pétales de lait.
Elle, déjà lacée dans l'urne funéraire,
Mourrait sans plus revoir les beaux nuages blancs,
Le ciel bleu éclatant, et les cygnes chantants.

©eryndel

lundi 13 février 2006

Rêverie


Le monde autour de moi s'efface et disparaît
Laissant place soudain à l'univers parfait
De mes pensées

Un ciel de grisaille argenté
Teinté d'un peu d'acier bleuté

Le monde autour de moi s'efface et disparaît

Un monde émeraude et doré
Par des piliers de bois porté

Le monde autour de moi s'efface et disparaît

Un peuple de dryades fées
Par la pollution égarées

Le monde autour de moi s'efface et disparaît
Laissant place à l'univers si imparfait
Qu'est le réel


©eryndel

Révolte

Il arrive parfois que parler du temps ou décrire la nature dans un poème soit prétexte à y déverser le bouilllonnement d'émotions qui agite l'âme. Le paysage ou le temps décrits dépendent alors des émotions ainsi exprimées... À vous de découvrir quel était mon état d'esprit à ce moment. Actuellement, ce poème fait partie de ceux que j'aime le moins.


Dis-moi Tempête dis-moi pourquoi moi
Dis-moi Tempête pourquoi m'emporter
Dis-moi Tempête de fureur cachée
Dis-moi Tempête

J'ai le souffle coupé
Par ton vent froid
Dis-moi Tempête pourquoi m'emporter
J'ai le coeur martelé
Par tes grêlons d'oie
Pourquoi Tempête de fureur cachée

Dis-moi Tempête dis-moi pourquoi moi
Qu'ai-je fait pour être enlevée
Par toi


Par ton vent glacé
Je suis égarée
Dis-moi Tempête pourquoi m'emporter
Par ta grêle hantée
J'ai le coeur brisé
Pourquoi Tempête de douleur cachée

Dis-moi Tempête dis-moi pourquoi moi
Dis-moi Tempête pourquoi m'emporter
Pourquoi Tempête de douleur cachée
Dis-moi Tempête

©eryndel

mardi 3 janvier 2006

Pourquoi


Neige, chaste baiser d'un ange désolé
Par la mort de Nature
A la terre attristée,
Pourquoi pleurer ainsi son immortalité ?

Neige, plumes tombées du vêtement du ciel
A la mort de Nature
Sur la terre attristée,
Si tu es éphémère tu n'en es que plus belle

Neige,
Ne mêle point tes larmes aux larmes de la Mort
Neige,
Ta mort est éphémère, et tu vivras encore

Neige, cristal brisé retombé sur la terre
- Sur la Terre attristée
Par la mort de Nature
Ne te laisse pas faire par le cruel Hiver

Neige, nacre ternie de la perle éplorée
Qu'est la Terre attristée
De la mort de Nature
Pourquoi pleurer ainsi son immortalité ?

©eryndel

vendredi 21 octobre 2005

Pluie

Qui a dit que la pluie était forcément triste et désagréable ? Tentons de la découvrir autrement... 

Pluie de lumière et pluie limpide
Contre pluie orageuse et grise
Averse orage et soleil liquide
Pluie, tu changes au gré de la Brise
Averse orage et soleil liquide

Pluie, tu changes au gré de la Brise
Pluie de lumière et pluie limpide
Pluie matérielle de cendre grise
Pluie, belle lumière liquide
Pluie matérielle de cendre grise

Pluie, belle lumière liquide
Pluie qui changes au gré de la Brise
Pluie tant amère de larmes grise
Pluie de roses tu es limpide
Pluie tant amère de larmes grise

Pluie de roses tu es limpide
Pluie, belle lumière liquide
Et pluie parfumée par la Brise
Pluie polluée huileuse et grise
Mais pluie parfumée par la Brise

Pluie parfumée par la Brise
Pluie de lumière et pluie limpide
Contre pluie orageuse et grise
Pluie de lumière et pluie limpide
Pluie limpide, soleil liquide


©eryndel

mercredi 21 septembre 2005

Brouillard

Le brouilllard - les brumes en général - m'ont toujours fascinée. Je trouve à ce phénomène météorologique une beauté particulière, mystique et féerique à la fois. C'est avec ce texte que j'ai tenté pour la première fois de capturer les facettes de la brume avec de simples mots.



Brouillard, enveloppe mon corps
D'un univers froid, flou et mort.
Brume de velours, brume d'opale,
Brume d'amour et brume d'or pâle,
J'aime la brume automnale, hivernale,
La brume du soir, la brume matinale.

Brume issue des esprits des morts,
Brume iridescente aux reflets d'or,
Brume des marais ou des mers,
Brouillard gris et froid des cimetières,
J'aime la brume automnale, hivernale,
La brume du soir, la brume matinale.

Brume des morts, brume vivante,
Brume de vie, brume mourante,
J'aime la brume automnale, hivernale,
La brume du soir, la brume matinale
Brume de lune, brume vivante,
Brume des fées, brume chantante.

©eryndel

lundi 23 mai 2005

L'Oeil de la Terre


Etoile bleue dans un ciel vert,
Le myosotis tient des cieux
Sa frêle couleur de lumière,
Sa grâce d'ange malicieux.

Le myosotis tient des cieux
Sa robe de soie admirable ;
Sa grâce d'ange malicieux
La rend à la nymphe semblable.

Sa robe de soie admirable,
Plus éclatante qu'un soleil,
La rend à la nymphe semblable,
Myosotis, frêle merveille.

Plus éclatante qu'un soleil,
Elle illumine Mère Terre,
Myosotis, frêle merveille
Etoile bleue dans un ciel vert.

©eryndel

mercredi 2 mars 2005

Neige et deuil

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Le ciel blanc le pleure, la terre est son tombeau.
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Le ciel blanc le pleure la terre est son tombeau.

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Le sol est blanc de plumes le ciel blanc de pleurs.
Les cristaux de ces plumes de ces larmes roulent ;
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Le sol est blanc de plumes, le ciel blanc de pleurs.

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Les plumes s'accumulent, les astres sont tombés.
Les cristaux de ces plumes, de ces larmes roulent ;
Sous elles les nuages frigorifiés croulent ;
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Les plumes s'accumulent, les astres sont tombés.

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Le duvet de ses ailes sans lui a volé.
Sous lui les nuages paralysés croulent ;
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Le duvet de ses ailes sans lui a volé.

Oyez ! Un ange est mort, un ange a trépassé.
Le ciel en deuil pleure et répand ses blanches plumes,
Tombent les larmes volent les plumes gelées,
Le ciel en deuil pleure et répand ses blanches plumes.

©eryndel