Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

lundi 6 avril 2009

Rêve au soleil

Ecrit le 6 avril 2009 et inspiré par le soleil jouant sur les motifs de mon tapis, où mon chat était étendu de tout son long, ravi.

Les rayons du soleil jouant sur les tapis
Fascinent le félin attentif et songeur.
Il semble contempler, dans les feux d'or en fleurs
Une scène invisible, un ballet de Faërie,

Des elfes se mouvant en un bal enchanteur
Dissipant en dansant l'ombre de l'hiver gris.
Dans le printemps naissant la nature sourit,
Et son oeil d'or éclaire tout de son bonheur.

Et je contemple aussi sa fraîche renaissance,
Et je recherche en vain dans les arbres fleuris
La frêle silhouette de dryade aux yeux gris
D'un félin qui l'hiver venait pour sa pitance.

©eryndel

mardi 17 mars 2009

Le stylo plume

J'ai écrit ce texte en hommage à Francis Ponge, auteur du Parti pris des choses, que j'ai découvert avec plaisir il y a quelques années, en licence de lettres modernes. J'ai tenté de retrouver sa façon d'écrire et de décrire des objets communs en les sublimant par les mots, et n'y suis pas parvenue... Malgré tout, je ne suis pas mécontente de l'avoir écrit.





Dans son nid de bois doublé de satin, le stylo plume attend d'être pris en main pour prendre son envol au-dessus du papier.

Le bec doré de ce cygne des stylos dirige le ballet des mots avec une grâce telle que la scène où il danse en conserve à jamais un souvenir marquant.

Il est l'ami des poètes, celui qui dessine leurs rêves enluminés en lettres noires, celui qui fixe dans l'encre les visions fugitives d'un monde sublimé par la Muse.

Sans lui, ces songes, ces mondes auxquels seule l'imagination peut accéder seraient perdus, car chacun ne se montre qu'une fois sans le secours des mots, et s'enfuit, farouche, dès que le stylo plume a achevé son portrait.

©eryndel

mercredi 4 mars 2009

La danse des fées


La danse fascinante charme le spectateur
Portée par l'envoûtante grâce des danseurs

La danse fascinante emporte les rêveurs
Dans un monde d'accords agréables au coeur

Envolez-vous, dansez,
Faites vibrer les âmes et enchantez les hommes,
Danseuses et danseurs venus de Faërie
Faites vibrer les hommes et enchantez les âmes
Envolez-vous, dansez...

La danse fascinante est un rêve charmeur
Porté par l'envoûtante grâce des danseurs

La danse fascinante est un charme enchanteur
Chargé de doux accords agréables au coeur.


©eryndel

samedi 14 février 2009

Nuit de brume


Les ombres de la lune roulent dans les brumes,
Pâles fées dans la nuit des forêts envoûtées
Par la lente magie des heures étoilées
Que les elfes de lune rêvent dans les brumes.

Les rayons des étoiles dansent dans la brume,
Et sous le chant léger de la source voilée
Les feuillages embaument la nuit parfumée
Par les pétales blancs des étoiles de brumes.

La reine de la nuit, le sourire rêveur
Et les yeux embrumés par un songe d'été,
Sous son voile impalpable au reflet argenté

Veille sur deux mortels à l'oeil émerveillé
Qui échangent leur coeur dans un tendre baiser
Dans les bois envoûtés, sous le chêne songeur.

©eryndel

samedi 7 février 2009

Les Sans-repos


Comme elle avait sommeil... Autour d'elle, le monde s'assombrissait de plus en plus, et pourtant, elle ne pourrait pas se reposer. Pas encore. Peut-être jamais. Elle aurait voulu que l'on vienne pour elle, elle désirait ardemment fermer les paupières et ne plus rien entendre, ne plus rien rien sentir, ne plus rien voir jamais... Mais c'était impossible, las ! pour la dernière de sa lignée...
Elle posa une main blanche et fine sur l'appui de la fenêtre, et soupira. La chaleur de ce soir d'été ne pouvait la réchauffer, pas plus que l'épaisse robe de laine qu'elle portait. Sa peau marmoréenne faisait paraître gris son blanc vêtement.
Comme elle avait sommeil... Il faisait nuit maintenant. Mais le repos lui était refusé.
Dans le visage de porcelaine où les yeux seuls semblaient animés par la vie, sa bouche s'ouvrit, dévoilant des canines acérées, et un chant s'échappa de son coeur sans espoir :

"Nous sommes les sans-repos,
Les éternels damnés.
Nous est fermé le tombeau,
A nous les condamnés.
Nous sommes les sans repos.
Immortels assoiffés,
Nous aspirons au tombeau,
Nous les désespérés.
Nous sommes les sans-repos
- Soleil, délivre-nous !
Mène-nous au tombeau,
Soleil, libère-nous..."

Sa décision était prise. Demain, elle contemplerait, pour la première et dernière fois, l'aube superbe et généreuse... et le vent disperserait ses cendres, tandis que son âme, libérée, s'envolerait enfin.


©eryndel

Larmes parfumées




Une goutte... Une autre... Puis encore une autre... Il pleut.

Larmes d'or parfumées par le soleil naissant,
L'onde claire illumine leurs reflets chantants
Dans un rêve brillant d'arcs-en-ciel scintillants
Sous le ciel lumineux enluminé d'argent.

Et la terre assoiffée qui l'attendit longtemps
Se délecte et s'enivre en buvant longuement
La pluie qui la réveille, la pluie qui lentement
L'envoûte de lueurs, délectable aliment...

Les elfes étonnés de ses chants cristallins
Recueillent avec soin ces perles du matin
Plus belles, miroitantes que l'astre opalin
Pour en tisser enfin des rêves sibyllins .

©eryndel

vendredi 16 janvier 2009

Courage

Te souviens-tu des jours heureux
Où nous marchions main dans la main
Le long des ruisseaux de Provins
En souriant, yeux dans les yeux ?

Que ce doux souvenir, amour,
Te réconforte et t'encourage
Que ce proche avenir, amour,
Fasse rayonner ton visage.

Bientôt nous reverrons
Nous parlerons
Nous sourirons
Bientôt nous rêverons
Et nous rirons
Nous danserons

Que ce proche avenir, aimé
Te réconforte et t'encourage
Que ce doux souvenir, aimé,
Fasse rayonner ton visage.

Nous coulerons des jours heureux
Nous marcherons main dans la main
Le long des ruisseaux de Provins
En souriant, yeux dans yeux.

©eryndel

samedi 20 décembre 2008

Souvenir

Ancien poème en hommage à un amour passé, à travers le souvenir des rivages de la région où je l'ai rencontré.

La mer opaline a mon âme enivré,
De ses senteurs marines aux couleurs salées.
Me plongeant dans ses eaux de mystère voilées,
La mer opaline a mon âme noyé.

Les eaux grises et vertes ont mon âme noyé,
Et mon cœur alangui s'est alors éveillé.
Mes poumons emplis d'eau ont enfin respiré,
Les eaux grises et vertes ont nos âmes lié.

Tes yeux calmes, profonds ont nos âmes lié,
Promesses éternelles d'amours élevées.
Me plongeant dans leurs eaux de tendresse voilées,
Tes yeux calmes, profonds ont nos âmes enivré.


©eryndel

lundi 24 novembre 2008

Hommage à l'amour



Tes yeux sont plus brillants
Que le soleil et tous ses feux
Ton coeur plus chaleureux
Que le rouge rosier sanglant


Ton sourire est plus doux

Que la brise d'été
Lui qui vient m'enivrer
L'âme d'un baiser fou



Le sourire ne vient

Eclairer mes journées
Que si je puis parler
A ton cœur sans fin



Mon cœur ne bat vraiment

Que si je vois tes yeux
Mes yeux ne sont heureux
Qu'en te contemplant.


©eryndel

mardi 2 septembre 2008

Provins



Provins :
Reflet d'un passé
Ô combien magnifique
Vivant dans mes rêves,
Immense dans mon cœur esseulé
Nimbé d' obscurité peu à peu dissipée
Souffrant de la distance avec mon bien-aimé




©eryndel