Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.
jeudi 11 novembre 2010
Ambiance désertique
Le désert défile vivement sous l'être ailé. Il n'y a que du sable, à perte de vue. Du sable et de la roche... Tout à coup, le sol disparaît, et tandis que le dragon s'engouffre dans le défilé qui blalafre le désert - gouffre infini qui plonge vers le centre de la terre -, le battement sourd des ses ailes formidables résonne. Filent les parois floues et ridées du ravin d'ocre poussiéreux ; filent les rochers hâlés par le soleil : le coeur du désert semble y battre, et ce son régulier emplit tout l'espace.
Il n'y a que du sable, à perte de vue. Du sable, de la roche, et le battement des ailes du dragon.
samedi 6 novembre 2010
Ambiance hivernale
Le 06/11/2010, voilà qu'une idée me vient en écoutant de la musique : puisqu'il existe des airs d'ambiance, pourquoi pas des textes d'ambiance ? Des textes qui transporteraient leur lecteur dans une humeur particulière... Projet ambitieux, me direz-vous... mais que je tenterai de réaliser au mieux. Voici donc la première ambiance : quel sentiment vous inspire-t-elle ?
Dans l'obscurité compacte d'une nuit sans lune, des bruits secs se font entendre : craquements sinistres, grincements secs, chocs sourds... tout semble mener une vie mystérieuse alentour. Pourtant, nul autre son ne perce les ténèbres glaciales. Mais l'aube blanche approche, et petit à petit, des formes se devinent, des ombres gigantesques, serrées comme les colonnes de quelque temple obscur. Progressivement, la grisaille remplace la nuit, révélant les piliers à l'écorce noire qui s'élancent vers le ciel blanc. Plus le regard monte, et plus les troncs disparaissent sous leur ramure épineuse couverte de neige. Car c'est une forêt, une forêt de sempervirens qui s'étend aussi loin que porte la vue.
Et les craquements, les grincements, les chocs résonnent davantage dans le froid d'albâtre du matin hivernal.
Là-haut, au-delà des sommets pointus des arbres austères, un point noir survole le paysage. Que voit-il, l'aigle majestueux qui plane au-dessus des pins noirs tachés de blanc ? Jusqu'où s'étendent les arbres mornes et figés ? Mais le rapace est indifférent à ce paysage glacial : au loin, la plaine vide et immaculée se rapproche petit à petit. L'oiseau de proie la survole bientôt, et aperçoit ce qu'il cherche.
Il s'abat... Le sang éclabousse la neige.
Dans l'obscurité compacte d'une nuit sans lune, des bruits secs se font entendre : craquements sinistres, grincements secs, chocs sourds... tout semble mener une vie mystérieuse alentour. Pourtant, nul autre son ne perce les ténèbres glaciales. Mais l'aube blanche approche, et petit à petit, des formes se devinent, des ombres gigantesques, serrées comme les colonnes de quelque temple obscur. Progressivement, la grisaille remplace la nuit, révélant les piliers à l'écorce noire qui s'élancent vers le ciel blanc. Plus le regard monte, et plus les troncs disparaissent sous leur ramure épineuse couverte de neige. Car c'est une forêt, une forêt de sempervirens qui s'étend aussi loin que porte la vue.
Et les craquements, les grincements, les chocs résonnent davantage dans le froid d'albâtre du matin hivernal.
Là-haut, au-delà des sommets pointus des arbres austères, un point noir survole le paysage. Que voit-il, l'aigle majestueux qui plane au-dessus des pins noirs tachés de blanc ? Jusqu'où s'étendent les arbres mornes et figés ? Mais le rapace est indifférent à ce paysage glacial : au loin, la plaine vide et immaculée se rapproche petit à petit. L'oiseau de proie la survole bientôt, et aperçoit ce qu'il cherche.
Il s'abat... Le sang éclabousse la neige.
©eryndel
Automne
Rayons d'or chatoyant
Du chêne agonisant,
Soleil végétal couchant :
Une âme mourante
Est plus éclatante
Qu'une âme vivante...
©eryndel
mardi 22 juin 2010
Valse
Quand l'âme virevolte et les notes s'envolent
Les rêves aux fragiles ailes
Valsent au son des violoncelles
Sur la scène étoilée par les vives lucioles
Où s'emballent, s'affolent nos rêveries folles
Une elfe au pied léger valse entre les lucioles
Gracieuse, rieuse, charmeuse,
Envoûtante et gracile danseuse
Espiègle, légère étincelle
Insaisissable et blanche immortelle
Sur les eaux lumineuses où les rêves s'envolent
Quand l'âme ivre de rêves et les notes s'envolent
Les elfes aux diaphanes ailes
Valsent au son des violoncelles
Sur la scène étoilée par les vives lucioles
Où s'emballent, s'affolent nos rêveries folles
Trois elfes élancées valsent, tournent, s'envolent,
Gracieuses, rieuses, charmeuses,
Envoûtantes et frêles danseuses,
Graciles, fragiles, mutines,
Vives et gracieuses ballerines,
Sur les eaux lumineuses où songent les lucioles
Quand l'âme ivre de rêves et les notes s'envolent
Les elfes aux fragiles ailes
Valsent au son des violoncelles
Sur la scène étoilée par les vives lucioles
Où s'emballent, s'affolent nos rêveries folles
Tant d'elfes et de fées valsent, tournent, s'envolent
Gracieuses, rieuses, charmeuses,
Envoûtantes et frêles danseuses,
Espiègles, graciles étincelles,
Si vives, si blanches immortelles
Sur les eaux lumineuses où vivent les lucioles
Quand l'âme virevolte et les notes s'envolent
Les rêves aux fragiles ailes
Valsent au son des violoncelles
Sur la scène étoilée par les vives lucioles
Où s'emballent, s'affolent nos rêveries folles
©eryndel
vendredi 19 mars 2010
La mort dans l'âme
La mort dans l'âme les hommes s'endorment
La mort dans l'âme le glas sonne et sonne
Les larmes dans le silence résonnent,
Les larmes de la solitude informe...
Larmes qui soulagent
Larmes qui soignent le coeur
Larmes de douleur, de rage
Baume à toute rancoeur
La mort dans l'âme les hommes se meurent
La mort dans l'âme le glas pleure et pleure
Les larmes au coin des paupières affleurent
Les larmes nées de ce monde de leurre...
Larmes qui soulagent
Larmes qui soignent le coeur
Larmes de douleur, de rage
Baume à toute rancoeur
La mort dans l'âme les hommes revivent
La mort dans l'âme le glas agonise
Les larmes sèchent la douleur s'avive
Les larmes que l'artiste poétise...
©eryndel
samedi 12 décembre 2009
Vide
Vagues obscures d'illusions brisées
Inutile douleur du coeur arraché
Danse indifférente d'un espoir navré
Etoiles mortes aux âmes vidées...
Il n'est ici ni froid ni joie,
Rien que le vide sans ombres
Il n'est ici ni méfiance ni foi
Rien que cette douleur si sombre.
Il n'est ici nulle joie nulle peur
Rien que l'indifférence sans âme
Il n'est ici nul espoir nul malheur
Rien que le vide sombre flamme
Vagues obscures d'illusions brisées
Inutile douleur du coeur arraché
Danse indifférente d'un espoir navré
Etoiles mortes aux âmes vidées...
©eryndel
samedi 7 novembre 2009
Rondeau de Solitude
Dame de nuit au doux souris
S'en vient sans lumière ni bruit
Offrir aux endormis les songes
Ciselés par fées ou esprits
Dans le secret d'un monde gris.
Mais nulle aimable rêverie
Ne vient à moi, nulle féerie :
Une ombre rôde, qui me ronge,
Dame de Nuit...
Onques ne vis plus douce nuit
Ni plus propice à poésie ;
Mais de l'ennui l'ombre s'allonge
Entour mon âme au coeur meurtri :
Solitude vainc ton souris,
Dame de nuit.
©eryndel
mercredi 28 octobre 2009
La phalène curieuse
Une flamme liquide d'ambre fascinant
Attirait les regards d'une reine phalène.
Quel secret se cachait en son coeur flamboyant ?
Ainsi s'interrogeait la trop curieuse reine.
Des murmures attisent sa curiosité,
Les murmures discrets du feu plein de secrets.
La phalène, croyant à quelque confidence,
Approche pour entendre, sans nulle défiance...
Au pied de la bougie, deux ailes calcinées :
La phalène indiscrète au piège fabuleux
Du secret si tentant s'est laissée attraper.
Mais nulle merveille, nul trésor dans le feu.
Les secrets ne sont pas ce qu'ils semblent :
Une fois découverts, au mieux ils vous déçoivent ;
Au pire... ils vous réduisent l'âme en cendres.
©eryndel
Murmures indiscrets
Ecrit pour l'association littéraire Les Littoerales l'année de sa création.
Le murmure du vent chuchote, l'indiscret,
Sous le ciel scintillant de rêves endormis :
Le murmure du vent colporte les secrets
Par la Dame de Nuit espionnés et surpris.
Sous le ciel scintillant de rêves endormis,
Les forêts éveillées murmurent, effarouchées.
Par la Dame de Nuit espionnés et surpris,
Les hommes endormis ont perdu leurs secrets.
Les forêts éveillées murmurent, effarouchées,
Ce que le vent nocturne marmonne et gémit.
Les hommes endormis ont perdu leurs secrets,
Ceux que leurs rêves seuls révèlent à la Nuit.
Ce que le vent nocturne marmonne et gémit,
La Lune facécieuse aux rêveurs l'a volé;
Ce que leurs rêves seuls révèlent à la Nuit,
Aux dryades et fées ce soir s'en est allé...
©eryndel
samedi 8 août 2009
Lune vermeille
La lune vermeille
D'une nuit d'été
Au ciel enchanté
Dans l'ombre émerveille
La lune ensoleille
Le monde des fées
Ruines embrumées
Et peuplées d'abeilles
La lune émaillée
Dans la nuit promène
Sa face éveillée
Mais je veille encor
Comme la phalène
Aux ailes de mort
©eryndel
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