Voici un autre poème de mon chéri, dans un registre et un style différents.
Corps sous les cieux,
Né de l'amour de deux,
Tu t'élèves paisiblement,
Sous le regard de parents aimants.
Corps sous un toit,
Tes proches en constant émoi,
Tout le monde autour t'admire,
Et pourtant, tu restes à ne rien dire.
Corps sous les arbres,
Empreint de pensées macabres,
Solitaire, mélancolique,
Préparé à une fin tragique.
Corps sous la glace,
Ton regard s'efface,
Cette vie que tu as menée,
L'avais-tu bien décidée ?
Corps sous la terre,
Son d'une prière,
Un court souvenir,
Bientôt l'oubli, puis les rires.
Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.
lundi 6 décembre 2010
dimanche 5 décembre 2010
Lac d'hiver (poème d'Inari)
Ce poème a été écrit par mon chéri (cliquez ici pour voir son blog) en décembre 2006, janvier ou février 2007... On voit ici qu'il n'a pas seulement la fibre critique et philosophique qu'il montre dans son blog, mais aussi une âme de poète.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Sous un arbre aux airs austères,
Tes derniers rêves qui s’effacent,
Le silence emplit ton espace.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Tu verses des larmes sincères.
Sans un mot, hélas,
Tes mouvements ralentissent, se lassent.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Comme un enfant mort pour sa mère,
Ton âme s’éteint quoi que tu fasses.
Glaciale la tourmente qui t’angoisse.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Tu vis la fin de ton calvaire.
La flamme en toi qui trépasse,
L’eau qui s’immobilise sous la glace.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Tu formules ta dernière prière,
Dieu, au Paradis, ai-je une place ?
Ou bien à l’Enfer dois-je faire face ?
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
La vie s’envole de ta chair,
Transie, la mort t’enlace.
Gelée, immobile ta surface.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Sous un arbre aux airs austères,
Tes derniers rêves qui s’effacent,
Le silence emplit ton espace.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Tu verses des larmes sincères.
Sans un mot, hélas,
Tes mouvements ralentissent, se lassent.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Comme un enfant mort pour sa mère,
Ton âme s’éteint quoi que tu fasses.
Glaciale la tourmente qui t’angoisse.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Tu vis la fin de ton calvaire.
La flamme en toi qui trépasse,
L’eau qui s’immobilise sous la glace.
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
Tu formules ta dernière prière,
Dieu, au Paradis, ai-je une place ?
Ou bien à l’Enfer dois-je faire face ?
Aujourd’hui face au lac d’hiver,
La vie s’envole de ta chair,
Transie, la mort t’enlace.
Gelée, immobile ta surface.
vendredi 3 décembre 2010
Ambiance folklorique
Dans la plaine irlandaise enneigée résonne une joyeuse mélodie qui donne envie de danser malgré le ciel froid et gris. Autour d'un feu, des rires et des cris de joie. Le bord des jupes frôle les flammes en tournant, les souliers mignons frappent en rythme le parquet, dans la maison en fête au bord de la rivière glacée.
Autour du feu, des vivats et des chants. Aux sons chaleureux de la musique entraînante, le claquement sec des talons qui frappent le parquet résonne - tacatac tactac tacatac tactac - et les yeux brillent de joie, éclairant les joues rougies des danseurs essouflés mais souriants, enchantés et ravis.
Le petit peuple se rassemble sur les bords du lac gelé, attiré par les rires, la musique et les danses. Eux aussi se mettent à tournoyer, leur minuscules talons frappant en rythme la neige blanche éclairée par la lueur mouvante du feu dans la maison en fête. Danse endiablée des Kobolds et des Hommes inconscients de leur présence, aveugles aux figures invisibles des fées, sourds aux chants joyeux des ménétriers enchantés. Le bord des jupes frôle les flammes en tournant, les petits pieds des Invisibles effleurent la neige en dansant.
Quand un homme jette un regard par la fenêtre, les minuscules fées ailées lui font signe en voletant autour de la demeure où l'on fête les noces ; mais lui ne voit pas les minuscules bras s'agiter devant lui. Il s'écrie juste, d'une voix rendue insouciante par l'ivresse : "Hé, il neige !"
©eryndel
jeudi 2 décembre 2010
Moustique
Dans la claire onde limpide
L'ondine blanche nageait
Son regard d'azur liquide
Du ciel clair se languissait
L'ondine blanche nageait
Vers le soleil ondoyant
Du ciel clair se languissait
La belle au corset d'argent
Vers le soleil ondoyant
S'élevait la pâle ondine
La belle au corset d'argent
Sur les vagues smaragdines
S'élevait la pâle ondine
Ayant quitté les flots bleus
Sur les vagues smaragdines
Retentit son rire heureux
Ayant quitté les flots bleus
Elle ouvre de frêles ailes
Retentit son rire heureux
L'odeur du sang frais l'appelle.
©eryndel
mercredi 1 décembre 2010
La siamoise
En hommage à mon deuxième chat, Farah.
Dans son masque de velours
Deux yeux de ciel d'été
Me fixent avec amour
En ronronnant d'un son léger.
Majestueuse siamoise,
A la démarche sinueuse,
Que cachent ton regard turquoise,
Et tes vocalises amoureuses ?
Quand je plonge dans ton regard
En caressant ton dos soyeux,
Le temps se tait sans crier gare
Et le monde entier devient bleu.
©eryndel
lundi 29 novembre 2010
dimanche 28 novembre 2010
Nuit neigeuse
La neige blanche illumine la nuit ;
Ses reflets d'azur étouffent les sons,
Sous le plafond laiteux dissimulant la lune
Et son écrin d'ébène englouti à la brune ;
Blanche est la neige et noirs sont les buissons,
Sous le ciel spectral où sonne minuit.
©eryndel
samedi 27 novembre 2010
Ambiance volcanique
Bouillonnements orangés, grommellements, grondements... Le volcan s'éveille de son long sommeil, torturé par le feu de ses entrailles. Alentour, c'est le silence ; tout se tait, sauf les plaintes rageuses de la montagne tronquée qui se répandent en échos graves et sonores. Un spasme secoue la terre. Le volcan souffre... Et les oiseaux, criant à leur tour, jaillissent en nuages de la forêt pour s'éloigner à tire-d'aile, obscurcissant le soleil.
Une nouvelle plainte s'échappe de la bouche de la montagne, et un filet de fumée épaisse en sort ; une fumée grise aux reflets noirs, consistante, chargée de cendres mortelles... Le volcan s'éveille de son long sommeil, torturé par le feu de ses entrailles. Alentour, c'est la pénombre ; tout est recouvert d'ombre, tandis que les cendres dévorent le ciel. Grondements, spasmes... La terre tremble par avance, la nature frémit tout entière. Et les hommes, là-bas dans leur ville côtière, s'inquiètent, suspendent leurs gestes, tendent l'oreille, pointent du doigt le ciel cendreux qui tombe sur eux...
Alors le cratère fissuré laisse échapper la lave noire et orange, mélange de néant et de feux infernaux, en une rivière poisseuse. Tout brûle, tout meurt sur le passage du sang ardent de la terre. Le volcan s'est éveillé de son long sommeil, torturé par le feu de ses entrailles. Lorsque la rivière de lumière sera devenu sentier de pierre, quand les cendres seront déchirées par le bleu du ciel, autour du volcan, la nature ne sera plus que chaos torturé. Et les hommes, là-bas dans leur ville côtière, ne seront plus que statues.
©eryndel
lundi 22 novembre 2010
La Magie du violon
Au son du violon les yeux se closent,
Et l'âme s'envole au loin ;
Du violon verni les notes éclosent,
Apaisant les coeurs chagrins.
Une explosion de couleur
Envahit soudain le coeur,
La musique allume un feu
Aux rayons radieux !
Au son du violon les yeux se closent,
Et l'âme s'envole au loin ;
Du violon verni les notes éclosent,
Apaisant les coeurs chagrins.
L'espace alors se dévoile
Splendeur parsemée d'étoiles ;
La musique y déploie ses ailes
– Féerique, irréelle !
Les sons du violon s'éloignent, se taisent,
Et l'âme revient sur terre ;
Du violon les envolées s'apaisent :
Il a donné sa lumière.
©eryndel
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