Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

dimanche 22 mai 2011

Matin d'été


Tout est paisible et frais en cette matinée
Que le soleil ardent de l'été renaissant
N'étouffe pas encor de ses rayons brûlants ;

Sur la verdure claire embaume la rosée
Et les roses scintillent dans l'aube violette
Et les chanteurs ailés d'arbre en arbre volettent ;

C'est à ces heures-là qu'il faut se promener
Là, quand l'astre du jour n'engourdit pas encor
Les jardins endormis dans la fournaise d'or.

©eryndel

lundi 16 mai 2011

Assise à mon bureau...

Petit poème écrit en repensant au chant des grillons, le soir, en sortant du collège.

Assise à mon bureau dans cette classe vide,
J'écoute le violon des grillons dans les champs,
Tandis que le soleil effleure en se couchant
Les tables délaissées d'un flot de rayons fluide.

Penchée sur mes copies malgré mon coeur languide,
J'écris, j'entoure et barre d'un rouge tranchant,
Tandis que des grillons s'élève le doux chant,
Et qu'une habitude machinale me guide.

Et le soleil décline et les copies défilent,
Dans cette salle vide, désert immobile
Où seul murmure et danse l'archet des grillons ;

Et les copies défilent et le soleil décline,
Mais ma patience au long des devoirs devient ruine ;
C'est assez ! Il est temps, il faut rentrer. Allons !

©eryndel

vendredi 13 mai 2011

Flamme

Qui n'a jamais été fasciné par l'éclat d'une flamme de bougie dans l'obscurité ? Ses ors cuivrés, son port altier, sa lumière vivent font tout oublier, comme la flamme d'amour...

Dans la pénombre calme, paisible
La flamme vive s'imprime
Dans la pupille noire, sensible
Sa jumelle d'or s'anime

L'obscurité paraît bien plus noire
Et la flamme plus brillante
Dans cet oeil à l'intense regard
Où elle vit, flamboyante

La nuit de l'ennui sombre dans l'oubli,
La flamme d'or dans son regard grandit,
Et dans son sein par l'amour envahi
L'absent au coeur du feu lui sourit

L'obscurité ne paraît plus noire
A la belle qui s'enchante
Du souvenir d'un brillant regard
A la flamme flamboyante

Dans la pénombre calme, paisible
Elle attend et la flamme rime
Avec son coeur qui brille, sensible
Du feu d'un amour sublime.

©eryndel

samedi 23 avril 2011

La sieste du chat


Languissante et songeuse en cette matinée,
Voluptueuse reine aux yeux de clair saphir,
Je hume les senteurs portées par le zéphyr,
Pétrissant de mes griffes mon trône canné.

Par la fenêtre ouverte le soleil fait luire
Mon pelage soyeux aux reflets satinés,
De ma crémeuse robe à mon masque grisé
Dont la grâce altière a tôt fait de séduire.

Siamoise et royale, les paupières mi-closes,
Le visage levé vers le ciel lumineux,
J'offre au soleil riant l'éclat de mes yeux bleus,

Tandis que sa chaleur en mon pelage enclose
M'apporte le bien-être d'un sommeil heureux
Sous l'égide d'un jour au regard chaleureux.
©eryndel

lundi 18 avril 2011

Rayon de Printemps

En hommage à Freyja, la petite chienne (plus si petite) de mon chéri.

Dans un rayon de printemps odorant
Il neige pétales d'or et d'argent
Etincelant au soleil bienveillant :

De pâles étoiles de soie rondes
Chutant pour rendre la terre féconde ;

De roses flocons d'une estampe nés
Effleurant le sol d'un léger baiser ;

Et sur les troncs bruns de dansantes ombres
Jouent sur le gazon lumineux et sombre.

Dans un rayon de printemps odorant,
Un chiot se roule dans la neige rose,
Un chiot sourit au soleil bienveillant.

vendredi 15 avril 2011

Ambiance marine

Dans la grisaille matinale, le flux et le reflux des vagues gronde. La mer respire, inspire, expire, et son feulement régulier résonne autour des falaises, et son souffle salé fait ployer la bruyère, là-haut, sur les sommets de la muraille assiégée.

Vont et viennent les flots frangés de pâle écume où chantent les sirènes et les esprits des vents.

Ils gémissent, il sifflent, ils supplient les falaises d'ouvrir leurs portes de pierre, et de livrer passage au peuple de la mer. Mais le granite sourd les ignore en silence et ne cède guère à la colère des vagues rugissantes. Leur acier fondu ne l'ébranle pas, leur bouche écumante se brise sur sa chair, ses hurlements furieux ne l'effraie nullement.


Vont et viennent les flots frangés de pâle écume où chantent les sirènes et les esprits des vents.

Parfois ils se retirent, abandonnent le siège en murmurant tous bas des projets de revanche. Ils laissent derrière eux des galets ronds et durs, des fragments de rochers, que leur assaut patient arrache à la falaise, preuve que leurs efforts ne sont pas impuissants. Et seul demeure le vent marin, qui giffle les joues rosies des promeneurs heureux, et agite les cheveux des enfants qui crient et ramassent en riant les plus jolies des pierres polies par la mer.

©eryndel

mercredi 13 avril 2011

Infinis Paysages

Voici un texte écrit tardivement à l'occasion du Printemps des Poètes 2011. Le thème imposé cette année était : "Infinis Paysages".

L'aigle majestueux, planant sous les nuages,
Sent le souffle du vent soupirer sous son aile
Comme l'astre solaire vient caresser le ciel,
Dévoilant sous ses yeux d'infinis paysages.

Vastes forêts se perdent là-bas dans la brume ;
Sur les flancs des montagnes aux sommets aigus,
Les glaciers blancs rosissent par le jour émus
Oubliant l'ombre noire et sa douce amertume.

L'aigle rêve en volant à d'autres paysages,
Au royaume changeant des infinis nuages,
Aux visages changeants des émotions humaines ;

Infinis paysages des cieux et des mers,
Reflets d'un coeur serein ou de regrets amers,
Colère ou paix du coeur, les émotions sont reines.

©eryndel

mardi 12 avril 2011

L'Ange noir


Penché sur les eaux du ciel
Un ange aux ailes noires
Plongeait son regard de miel
Sur leur clair miroir

Sitôt les hommes s'écrient
"Voyez la lune belle !"
Et l'ange royal sourit,
Comme son oeil étincelle.

Penchée sur les eaux du ciel
Son ombre l'assombrit
L'ange noir ouvre ses ailes
Quand le soleil a fui

Sitôt les hommes s'écrient :
"Voyez, il fait nuit noire !"
Et les étoiles en rient
Comme vole l'ange du soir.

©eryndel

samedi 12 février 2011

Amour, me pèse ton absence


Amour, me pèse ton absence
Et me tarde de te rejoindre
Tandis que bonne humeur dois feindre
Lors que j'aspire à ta présence.
Je compte les jours et les heures
Et les minutes, et les secondes
Et leurs échos qui se répondent,
Me séparant de mon bonheur.

Si ne sommes que séparés
De corps, et nullement d'esprit
Car nos âmes nuit après nuit
Se rejoignent en rêves exaltés.
La nuit, nous n'avons qu'un seul coeur
Qui bat d'un intense battement
Comme si nul éloignement
Ne nous séparait du bonheur.

Quand nous nous retrouvons enfin,
Après la sombre solitude
Nous oublions les lassitudes
Imposées par l'amour chagrin.
Le soleil éclaire nos coeurs
Et plus rien ne paraît à craindre
Sauf le temps qui veut nous contraindre
A nous séparer du bonheur.

Amour, laissons donc la chaleur
De nos sentiments nous guider ;
Ne laissons pas fuir le bonheur
De nous aimer à tout jamais.

©eryndel

lundi 10 janvier 2011

Ambiance ensoleillée


Le ciel paraissait si éclatant ! Alentour, la campagne ensoleillée se parait d'ocres, de bruns et de verts chaleureux. On se serait cru en été, sans le froid sec et les arbres nus.
Tandis qu'elle conduisait, Ariane ne pouvait s'empêcher de regarder autour d'elle. C'était comme si ce jour ensoleillé la réveillait après les tons gris et blancs des jours neigeux. Tout semblait plus net, plus clair, plus réel que jamais. Finies les brumes opalescentes, les pluies mornes, les jours crépusculaires mornement éclairés par une neige grisâtre à moitié fondue....
Le macadam défilait sous le véhicule. Le moteur ronronnait. Le chauffage faisait entendre un soufflement discret mais clairement audible. Oui, même les sons paraissaient plus nets, plus audibles qu'avant, mis en valeur par les rayons joueurs du soleil presque printanier ; alors que jusque là, ils paraissaient étouffés par l'hiver morne et ensommeillé, par la neige envahissante et charmeuse... Comment ne pas les écouter ?
Être trop attentive, trop consciente des sons, des couleurs, de la vie allait sceller le destin d'Ariane... car elle ne pensait plus à regarder la route. Un virage... le bas côté de terre brune se substitua au goudron bien noir, crevassé par endroit. Le ciel et le sol échangèrent facétieusement leur place. Douleur fulgurante. Tout devint rouge. Noir.
Le ciel paraissait si éclatant ! Alentour, la campagne ensoleillée se parait d'ocres, de bruns et de verts chaleureux. On se serait cru en été, sans le froid sec et les arbres nus.

©eryndel