Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

dimanche 29 mai 2016

Ballade de la fin d'un monde

Mourante fée des forêts
Où sont les chênes centenaires
Et les grands sapins toujours verts
Que des squelettes poitrinaires
Et des champs secs et découverts
Impitoyables, ont remplacé ?

Où sont les glaciers fabuleux
Aux reflets d'argents merveilleux
Que les rochers luisants et noirs
Ont remplacé sans plus d'espoir
Mourante fée de nos montagnes ?

Où sont les eaux fraîches et pures
Et les vagues majestueuses
Que les déserts pleins de blessures
Ont remplacé, terres huileuses
Mourante fée des sources claires ?

Où est l'air que nous respirions
Son parfum enivrant et doux
Qu'a remplacé le noir poison
Des fumées d'industriels fous,
Mourante fée des vents d'antan ?

Les hommes les ont exploités
Jusqu'à tuer l'écosystème
Et jusqu'à se détruire eux-mêmes 
Las ! plus rien ne vit pour pleurer
Que vous, mourantes fées.

©eryndel


vendredi 1 janvier 2016

Jour blanc

Dans les mouvantes brumes
La montagne n'est qu'une ombre
Les hautes et fières cimes
Semblent de plus en plus sombres

Tout autour du randonneur
Le monde n'est que silence
Quand la brume roule et s'élance
A l'assaut des monts songeurs

Dans les mouvantes brumes
La montagne n'est qu'une ombre
Les hautes et fières cimes
Semblent de plus en plus sombres

Tout autour du randonneur
Le monde n'est que blancheur
Neige et nuages se fondent
La notion du temps s'effondre

Dans les mouvantes brumes
La montagne est invisible
Les hautes et fières cimes
Sont un rêve inaccessible.

©eryndel

mercredi 25 novembre 2015

Nocturne hivernale

Dans la pénombre hivernale
Les montagnes enneigées
Luisent d'une lueur spectrale

Pâles géantes bleutées
Les impalpables montagnes
Semblent un rêve éthéré

Dans la neige et le silence
Les montagnes les glaciers
Mettent les rêveurs en transe

Pâles fantômes figés
Se rendorment les montagnes
Et le Temps semble gelé.

©eryndel

vendredi 2 octobre 2015

Le soleil sur les montagnes

Le soleil sur les montagnes
Se levant enchante l'âme
Par ses couleurs harmonieuses
Comme des notes mélodieuses

Ses rayons ensommeillés
Se glissent entre les rochers
En sculptant les contours aigus
Des sommets aux pentes ardues

Le soleil sur les montagnes
S'avançant enchante l'âme
Par ses ors pâles ou chaleureux
Comme des accords mélodieux

Ses rayons si vifs, éveillés
Jouent sur le lac lisse et rêveur
En éveillant dans ses reflets
Un monde à l'envers enchanteur

Le soleil sur les montagnes
S'en allant enchante l'âme
Par ses teintes mélodieuses
Comme des notes harmonieuses

Ses rayons las et fatigués
Embrasent les monts enflammés
Qui dressent leurs ombres chinoises
Quand s'en revient la nuit sournoise

©eryndel

dimanche 23 août 2015

Chanson du randonneur



Apaisante contemplation des sommets éternels
Fascination magique des monts immortels
Méditation sereine, ensorcellement mortel
Sensation de plénitude et d'instant irréel

Quand je l'ai rencontrée
La montagne a pris mon âme
Je me suis envolée
Je me suis oubliée
La montagne a pris mon âme
Je ne peux la quitter
La montagne a pris mon âme

Tourbillon d'émotions plénitude irréelle
Respiration grisante loin d'une grisaille mortelle
Rayon désaltérant pour l'âme immortelle
Abdication du cœur face à la nature éternelle

M'appelle la vallée
La montagne a pris mon âme
Je me suis détournée
J'ai repris le sentier
La montagne a pris mon âme
Sans elle suis rentrée
La montagne a pris mon âme

Demain je reviendrai contempler du sommet
La vallée désertée par les glaciers mortels
Contempler du sommet au visage immortel
Les nuages et les brumes au voile ensorcelé 

©eryndel



A l'ombre des montagnes

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les sylphes murmurant
Dans le vent
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les ondines dansant
Dans le torrent
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux
Dissimulant sous les cieux
Le refuge des fées

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

Les dryades arpentant
Les forêts du versant
Me disent à l'oreille
Les secrets les merveilles
Des monts majestueux
Dissimulant sous les cieux
Le refuge des fées
Rescapées des projets
De l'homme polluant

A l'ombre des montagnes j'ai trouvé le bonheur
A l'ombre des montagnes s'est apaisé mon cœur

©eryndel

dimanche 16 août 2015

La nymphe du torrent


L'invisible et chantante nymphe du torrent
Déroule ses cheveux en flots tumultueux
De la montagne austère au port majestueux,
A la tête perdue dans le brouillard pluvieux,
Insensible à son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible et dansante nymphe du torrent
Laisse couler le flot gracieux de ses cheveux ;
Et le soleil les pare de joyaux lumineux
Dérobés à la nuit pour l'amour de ses yeux,
Envoûté par son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible, apaisante nymphe du torrent
Déroule ses cheveux quand s'affligent les cieux

Pour distraire sa peine et le rendre oublieux
Des chagrins qui l'amènent à pleurer, malheureux,
Insoucieux de son chant sur les siècles d'antan.

L'invisible, éternelle nymphe du torrent
Laisse rouler le flot si clair de ses cheveux,
Émerveillant les hommes encore assez heureux
Pour savoir écouter les sons si mélodieux
Du chant de la nature sur les siècles d'antan.


©eryndel

samedi 24 janvier 2015

Naufrage


Qu'il sombre, le navire de mon âme,
Sur les flots menaçants d'un chagrin lancinant
Gonflé de noires larmes issues du néant.

Qu'il sombre, le navire de mon âme,
Avec son équipage de noires idées,
Avec son capitaine au cœur tout détraqué...

Qu'il sombre, le navire de mon âme !
Et que meure avec lui le lourd bagage haï
De mes émotions, de mes souffrances honnies ;

Et vienne l'insensible calme plat
D'un vide indifférent aux épreuves nouvelles,
A la noire marée qui me rogne les ailes.


©eryndel

dimanche 7 décembre 2014

Le passage du temps

Dansent les heures
Dansent les jours, les mois, les années
Sans qu'on ne les voie jamais passer
Quand on se retourne il est bien trop tard
Pour espérer rattraper son retard

Le temps s'emporte le temps n'attend pas
Le temps tourbillonne enlevant dans ses bras
Notre jeunesse et nos hésitations
Nous laissant les regrets les malédictions


Dansent les heures
Dansent les jours, les mois, les années
Sans qu'on ne les voie jamais passer
Quand on se retourne il est bien trop tard
Pour espérer rattraper son retard

Le temps s'envole ne pardonne pas
Le temps court plus vite et ne pardonne pas
Nos erreurs et notre attente inutile
Nous laissant les regrets amers et futiles


Dansent les heures
Dansent les jours, les mois, les années
Sans qu'on ne les voie jamais passer
Quand on se retourne il est bien trop tard
Pour espérer rattraper son retard

Le temps s'enfuit ne se retourne pas
Le temps nous emporte et n'épargnera pas
Nos souhaits de jeunesse éternelle bien vains
Nous laissant vieux tremblants et sans lendemain

Dansent les heures
Dansent les jours, les mois, les années
Sans qu'on ne les voie jamais passer
Quand on se retourne il est bien trop tard
Pour espérer rattraper son retard

©eryndel

lundi 26 mai 2014

Ambiance : agonie de la Terre

Longin for Dawn - Our symbolic burial
A travers la plaine celtique à l'herbe grise gémissent les vents, et parmi les vieilles pierres du cercle érodé par le temps, résonnent les voix spectrales des druides d'antan. Où sont les peuples fiers d'autrefois, adorateurs de la Nature et de la Terre ? Les brumes fétides de la civilisation sans foi engloutissent les vestiges d'autrefois.
A travers les bosquets morts aux troncs gris dénudés gémissent les vents, et parmi les arbres chauves résonnent les sanglots des dryades d'antan. Où sont les peuples fées d'autrefois, serviteurs de la Nature et de la Terre ? Les pluies acides de la civilisation sans loi rongent les vestiges d'autrefois.
A travers les terres stériles et grises gémissent les vents, et dans les crevasses douloureuses gronde la voix de la Terre endeuillée. Où est la Nature sauvage d'autre fois, sa sœur immortelle ? La civilisation des hommes sans âme a voulu la tuer, et a pulvérisé les vestiges d'autrefois...

 ©eryndel