Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

mardi 13 septembre 2011

Chute d'eau

Un petit poème écrit ce midi, au collège, pendant la pause... Après la pluie, après un orage, il n'est pas rare que de l'eau dévale des montagnes.



Le mont fier
Au cœur de pierre
Saigne à flots
- Source d'eau
Qui dévale
En aval
Sur la roche
Et s'effiloche

L'ombre froide
Qui cascade
A torrent
Sur ses flancs
Résonne encore
Du son des cors
De l'orage
Lourd de rage

©eryndel

dimanche 11 septembre 2011

Alpe d'Huez

Ce poème s'inspire d'une autre journée de mon séjour en montagne : une randonnée de la station de l'Alpe d'Huez au lac Besson.


Dans les brumes qui roulent autour des pâturages,
Naviguent des sommets de roche aride et noire
Plus haut que l'écume mouvante des nuages,
Les neiges éternelles irradient de pouvoir

Sans cesse se transforme ce fier paysage :
Ou la neige ensoleillée se pare de moire
Et la vallée riante appelle au voyage ;
Ou la brume jalouse le marcheur égare

Et couvre la vallée de nuages mauvais
Mais dans le silence de la blancheur ouatée
Le marcheur apaisé ne ressent nulle crainte ;

Et là-bas se devine, tel un oiseau de jais
La silhouette étrange à la lente avancée
D'une cabine dans la brume en demi-teinte.

©eryndel

mercredi 7 septembre 2011

Page blanche

En attendant le prochain poème sur mon séjour dans les Alpes et parce que je ne passe qu'en coup de vent en cette période chargée qu'est la première semaine de rentrée, voici un texte bref que j'ai retrouvé dans un carnet pendant mon déménagement.


En soupirant, le jeune homme se redressa et contempla la page qu'il avait écrite, le regard fixe. Puis, avec un geste rageur, il la déchira avant de jeter un regard noir à son verre de jus d'abricot. Voilà deux heures qu'il était là, assis à la terrasse d'une brasserie, à consommer jus de fruit sur jus de fruit, sans parvenir à la trouver.
Son inspiration... sa muse fugitive refusait de lui ouvrir les portes de l'imagination.
Soudain, une bourrasque traversa la place, et son écrit détruit fut emporté. Papillons blancs aux ailes meurtries qui n'auraient jamais dû prendre leur envol... L'écrivain eut le sentiment qu'avec ces morceaux de papier, c'étaient les cendres de son talent qui s'en allaient.

©eryndel

samedi 3 septembre 2011

Eaux turquoises


Quel est ce reflet bleu dans tes eaux si limpides,
Petit lac de montagne à la fraîcheur sereine ?
Mes yeux sont captivés par ton cristal liquide
Où repose le bleu de la turquoise reine.

Le cuivre en est la cause, petit lac translucide ;
Eaux trompeusement claires, je ne vous boirai pas :
Votre poison charmeur jamais ne coulera
Par ma bouche assoiffée mais néanmoins lucide.

©eryndel

mardi 12 juillet 2011

Fête au village

Toujours pas d'inspiration... Mais j'ai retrouvé dans mon sac à main une ébauche de poème que je vous soumets ici et qui date du mois dernier.

Claquent les souliers sur le pavé
Tournent les jupes bariolées
Dans les rues claires et colorées
Claquent les souliers sur le pavé

La ronde tourne et tourbillonne
Au son du violon qui résonne
Sur la place où les cloches sonnent
La ronde tourne et tourbillonne

Chante la vielle du ménétrier
Mêlée aux danses de l'accordéon
Au rythme du tambour et du violon
Chante la vielle du ménétrier

La ronde tourne et tourbillonne
Au son du violon qui résonne
Sur la place où les cloches sonnent
La ronde tourne et tourbillonne


Battent les jeunes coeurs amoureux
Se frôlent les regards souriants
Parmi la foule aux costumes joyeux
Battent les jeunes cœurs en chantant.


©eryndel

mercredi 8 juin 2011

Paradis noir


Voici un poème écrit sur un thème proposé par mon chéri. Vous pouvez lire l'article qu'il a rédigé sur le même sujet ici.

Bonheur illusoire, paradis noir
Où chacun porte sa sombre solitude
Sous un masque solaire de plénitude,
Mensonge d'un coeur qui se laisse choir
Dans la nuit.

Bonheur illusoire empli de froids sourires
De grands rires désaccordés 
De danses de pantins brisés
Bonheur fêlé dont résonnent les soupirs

Paradis noir au noir soleil blessé
Où l'ombre étouffe le coeur
Où le jour apporte la peur
Paradis de carton cachant l'enfer gelé

Dans la nuit,
Mensonge d'un coeur qui se laisse choir
Sous un masque solaire de plénitude
Quand chacun fuit sa sombre solitude
Paradis noir, bonheur illusoire.

©eryndel

vendredi 3 juin 2011

Flamenco


La chute de rein souple et cambrée
Et le port de tête si fier si hautain
La main sur la hanche vêtue de carmin
L'Andalouse à l'oeil noir tournoyait

La chute de rein dorée dévoilée
Par la robe dos nu au flamboyant satin
Claquent les maracas et les talons latins
De l'Andalouse aux yeux enflammés

La chute de reins gracieuse et bronzée
Et jetant en dansant des regards sybillins
Virevolte la jupe s'enflammant sans fin
Autour des chevilles fines et déliées


La chute de rein souple et cambrée
Et le port de tête si fier si hautain,
La main sur la hanche vêtue de carmin
L'Andalouse à l'oeil noir tournoyait

©eryndel

lundi 30 mai 2011

Soir orageux


Au loin, l'orage gronde, annonçant sa venue
Du roulement glacial de tambours invisibles...
Sous les cieux aux nuages d'un gris soutenu,
Tout se tait et attend dans la chaleur tangible

Du roulement glacial de tambours invisibles
Les toits partout résonnent presque en continu
Tout se tait et attend dans la chaleur tangible
Le retour de la pluie tant et tant attendue.

Les toits partout résonnent presque en continu
De l'orage lointain de plus en plus audible ;
Le retour de la pluie tant et tant attendue
Rafraîchit l'air brûlant qui régnait, insensible.

De l'orage lointain de plus en plus audible
Les ombres se rapprochent, d'un gris soutenu.
Rafraîchis l'air brûlant qui régnait, insensible,
Ô pluie qui verses enfin tes larmes bienvenues !

©eryndel

samedi 28 mai 2011

Après-midi d'été

Voici un rondel - forme poétique médiévale à ne pas confondre avec le rondeau - inspiré par la chaleur qu'il aurait pu faire cet après-midi si le matin n'avait pas été nuageux.


Le ciel déploie ses armoiries,
Soleil de feu sur champ d'azur
Dessus le paysage pur
Que l'été brûlant éblouit.

Ils souffrent, la face rougie,
Les voyageurs vêtus de bure ;
Le ciel déploie ses armoiries,
Soleil de feu sur champ d'azur.

Et les cours d'eau fuyant leur lit
N'apaisent plus la soif si dure ;
Et les vilains dans leurs masures
Appellent de leur vœux la pluie.
Le ciel déploie ses armoiries.

©eryndel

lundi 23 mai 2011

En marchant vers le ciel

Voici un long poème inspiré par l'écoute d'une chanson composée par un groupe qui débute, Soliness. La chanson en question s'intitule "Skygaze"...



En marchant
Lentement
Dans les champs
Eclatants

Où sommeillent
Les abeilles
Au soleil
Sans pareil

En marchant
Lentement
Dans les champs
Eclatants

Vers le ciel
Irréel
Mon âme déploie ses ailes

L'Azur aux eaux profondes m'attire et m'inspire
Et mon regard levé s'y abreuve et s'y noie.
Mon coeur battant qui tend vers lui rêve et soupire :
Que ne puis-je atteindre les nuages de soie !


Vers le ciel
Irréel
Mon âme déploie ses ailes

Que ne puis-je voler vers l'azur vaste et bleu...
Je m'y rends en pensée mais ne puis le toucher
Cet infini limpide qui nargue mes yeux ;
En vain vers l'horizon je m'en vais le chercher.

Toujours lointain, hautain, il reste inaccessible.
J'y rafraîchis mon âme à défaut de mon coeur :
L'infini bleu des cieux sereins mais insensibles
Demeure indifférent aux soupirs et aux pleurs.



Vers le ciel
Irréel
Mon âme déploie ses ailes


L'Azur aux eaux profondes ignore mes soupirs
Mais mon regard levé sourit à ce qu'il voit :
Mon coeur battant résonne en moi des souvenirs
D'un étang de ciel bleu déniché dans un bois...


Vers le ciel
Irréel
Mon âme déploie ses ailes


En marchant
Lentement
Dans les champs
Eclatants

Où sommeillent
Les abeilles
Au soleil
Sans pareil


En marchant
Lentement
Dans les champs
Eclatants

©eryndel


photo récupérée sur http://www.bluehelium.net/galeries.php?cat=5