Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

samedi 4 octobre 2003

L'été s'avance

Ecrit le 4 octobre 2003, par nostalgie de la saison estivale...


Chantent les pervenches
Embaument les eaux
Bruissent les oiseaux
Et volent les branches

Chantent les pervenches,
Bruissent les oiseaux
Quand l'été s'avance et submerge les mots.

Embaument les eaux
Murmurent les roses
Volent les aloses
Nagent les vents chauds

Embaument les eaux,
Volent les aloses,
Quand l'été s'avance et endort les rameaux.

Murmurent les roses
Et règnent les saules
Car l'été s'avance et calme les flots

Chantons pour les roses
Dansons sous les saules
Car l'été s'avance et applique son sceau.
©eryndel

lundi 9 juin 2003

Quand le chien aboie le soir...

Autre poème traitant du thème de la nuit, cette fois sous la forme d'un dialogue entre deux personnages - à vous d'imaginer qui ils peuvent être.


- Quand le chien aboie le soir
Quand le soleil dit au revoir
Quand le ciel plonge dans le noir
Quand s'éclairent ses miroirs

Entends donc les bruit nocturnes
Sous l'oeil brillant de Saturne

- Quand le chien aboie le soir
Quand le soleil dit au revoir
Quand le ciel plonge dans le noir
Quand s'éclairent ses miroirs

J'écoute le chant des étoiles
En souhaitant écarter leurs voiles

- Quand le chien hurle à la mort
Et comme atteint d'un mauvais sort
Quand l'étoile du berger sort
Couronnée de roses d'or

Ecoute le vent languide
Qui nous conte l'Enéide

- Quand le chien hurle à la mort
Et comme atteint d'un mauvais sort
Quand l'étoile du berger sort
Couronnée de roses d'or

J'entends souffler la douce brise
Des lèvres de la Lune grise

- Quand le chien salue la nuit
Quand tout à coup la chouette rit
Quand la lumière s'assombrit
Quand le ciel faiblement luit

Ecoutons le crépuscule
Et le vol des libellules

- Quand le chien salue la nuit
Quand tout à coup la chouette rit
Quand la lumière s'assombrit
Quand le ciel faiblement luit

Ecoutons chanter la Nature
Dans le bruissement des ramures

- Entends donc les bruits nocturnes
- J'écoute le chant des étoiles
- Ecoute le vent languide
- J'entends souffler la douce brise

- Ecoutons le crépuscule
Et le vol des libellules
- Ecoutons chanter la Nature
Dans le bruissement des ramures

- Ecoutons !


©eryndel

mercredi 8 janvier 2003

Chant à la danse

Ici apparaît, pour la première fois, le motif de la féerie, à travers la figure de la nymphe et l'évocation de la dryade. Par la suite, les peuples et paysages magiques prendront de plus en plus de place dans mes poèmes.



La belle nymphe au pied ailé
Au bois dansait d'un pas léger.

Douceur et accords naturels
Avec la dryade s'en viennent
Ni l'eau chantante ni le ciel
Si frais et doux, quoi qu'il advienne
- Entrechat - n'égalent en grâce
Une danseuse - saut de chat-
Suivant les accords qu'elle enlace
En souriant, elfe incarnat.

En souriant - pas de polka -
Ton charme seul nous suffoqua.

La ballerine au pied ailé
Au bois dansait d'un pas léger.

Musique, suis-la lentement
- Un pas de valse, une sissone -
Si légèrement tu résonnes
Pour l'étoile des nuits d'été
Que la danseuse alors étonne
- un grand jeté ; les cloches sonnent -
En s'envolant gracieusement

©eryndel

lundi 5 août 2002

Colère

La Colère, ce monstre, est fille de Discorde :
Sous ses coups corrompus casse toute amitié.
De ses liens corrupteurs les amours elle encorde,
Cruelle, sans coeur, crachant l'inimitié.

Cruelle, sans coeur, crachant l'inimitié,
Elle frappe,
Et sous ses coups casse toute amitié.

La Colère est partout, et toujours elle rôde,
En attendant l'occasion de faire crisser
Les dents, grincer les poings dans l'atmosphère chaude,
Cruelle et crâne, éclatant d'un rire cassé.

Cruelle et crâne, éclatant d'un rire cassé,
Elle rôde,
Et sous ses coups fuit même la Pitié.

Mais la Colère est lâche et se sauve aisément
A la vue de la Peur au faciès inquiétant
Et alors elle fuit vivement, gentiment,
Ainsi que sous l'assaut du Temps persévérant.

Sous les coups de la Peur, assiégée par le Temps,
Elle fuit,
Et reviennent alors la Paix et l'Amitié.

©eryndel

mardi 4 juin 2002

La Nature en fureur...


La Nature en fureur gifle les arbres morts
De peur de froid de douleur, les arbres au bord
Du gouffre de la mort, qui craquent qui plient
Et qui gémissent sous son fouet cruel, sans vie.

La Nature en colère pleure, enrage, amère,
La Furie déchaînée hurle et crève la mer,
Malmène l'océan, achève les carènes,
Massacre les flots blancs les flots noir les flots ternes

De ses cheveux de feu elle gifle la terre,
De son râle grondant elle brûle ses fils
Et calcine ses filles et torture les airs,

Et son oeil azuré, noirci par la colère,
Lâche des traits de glace au-dessus des abysses,
Des obus d'eau cinglante furieuse et amère.


©eryndel

samedi 1 juin 2002

La Peur

Ecrit le 1er juin 2002, après avoir assisté à un cours de latin - d'où les métaphores d'inspiration mythologique - et peu avant les épreuves anticipées du baccalauréat - voilà pour le choix du thème.



La peur s'immisce en moi, aigle de Prométhée
Invisible et cruel et le bec noir de sang,
Fouaillant mes entrailles, et de glace brûlant,
Déchirant les chairs vives, et de flammes glacé,

Ou bien, tel un serpent, t'étouffe méchamment,
Et t'attaque à la gorge, serre et n'a de cesse
Que tu ne fusses pâle, affaibli, pantelant,
Ou dévore le coeur, cruelle et lâche ogresse.

Parfois - voire souvent - ce serpent sans pitié
Plonge, et se tortillant avec inimitié,
Agite vos entrailles, les perce avec fureur.

Parfois encor la Peur verse en nous son poison
- Ce poison froid et chaud nous privant de raison
Qui atteint notre gorge et frappe notre coeur.

©eryndel

vendredi 28 septembre 2001

Quoique faisant partie de mes premiers poèmes (je l'ai composé le 28 septembre 2001), celui-ci me plaît toujours autant... Peut-être parce qu'il n'a rien de commun avec les autres textes de la même période ?




Au chant du chat je me suis réveillée

Devant l'huis de la nuit
D'une voix si jolie
Il chante la douceur
De l'élue de son cœur

Au chant du chat je me suis redressée

Il appelle sa belle
Il miaule pour elle
De sa voix sans pareille
Pendant notre sommeil

Au chant du chat j'ai voulu être chat

Pour miauler dans la nuit
Pour louer mes amis
Devant l'huis de la nuit
D'une voix si jolie

Au chant du chat je me suis éveillée
                             je me suis redressée
                          j'ai voulu être chat
Au chant du chat.


©eryndel

vendredi 25 mai 2001

Nuit d'hiver

Voici mon deuxième poème sur le thème de la nuit... Malgré la date à laquelle je l'ai écrit (25 mai 2001), c'est l'hiver qu'il évoque.


Le vent gelé plane sur la cité,
La bise gifle les arbres courbés,
Nous glace de froid et d'effroi
Et tout autour de nous tournoie.
Et il siffle sans cesse,
Comme un serpent nous blesse,
Le vent sans foi
Le vent sans loi
Mais les nuages enfin
De gris deviennent blancs
Et du ciel viennent soudain
De fines étoiles d'argent,
De doux flocons assourdissant le cri
De ce vent violent qui trouble la nuit.

©eryndel

Silence

Aussi curieux que cela puisse paraître, c'est un devoir surveillé qui m'a inspiré ce poème du 25 mai 2001... Pourquoi ? En raison du silence qui y règne en maître.


Le silence léger protège les enfants
Le silence léger le calme rassurant
Le calme rassurant veille notre sommeil
Le calme rassurant porté par les abeilles
Sourit

Le sourd silence noir pèse sur les élèves
Le sourd silence noir, le silence sans trêve
Le silence sans trêve enveloppe l'esprit
Le silence sans trêve des longues copies
Réfléchit

Le silence sans vie attriste les vivants
Le silence sans vie le silence oppressant
Le silence oppressant plane au-dessus des morts
Le silence oppressant des fantômes sans corps
Gémit

Le silence angoissant torture les artistes
Le silence angoissant le silence harpiste
Le silence harpiste affole les inquiets
Le silence harpiste des acteurs paniqués
Pâlit

Le silence apaisant rassure les marins
Le silence apaisant, le calme frais et fin
Le calme frais et fin des calmes océans
Le calme frais et fin après les ouragans
Surgit

Le silence léger oppressant angoissant
Le silence sans vie sans trêve ou apaisant
Le calme frais et fin le calme rassurant
Le sourd silence noir le harpiste inquiétant
Ami ou ennemi ?

©eryndel

mercredi 7 février 2001

Écrit le 7 février 2001, et ainsi nommé par opposition au poème "L'Amour éclos".




Avant c'était le temps des claires nuits sans ors
Quand beaucoup d'étoiles riaient au grand amour
Et que l'âme est emplie de fraîcheur chaque jour
Et que mon coeur aimant bat comme une aile d'or

Avant c'était le temps du silence à l'aurore
Et du merle éveillé par le lever du jour
Le temps des passion l'époque de l'amour
Le temps des fleurs ailés le temps d'un autre sort

Maintenant c'est l'hiver le froid dévastateur
C'est le désert obscur le temps d'un grand malheur
C'est le feu dévorant la grêle impitoyable

Maintenant c'est le temps d'une aveugle existence
C'est l'agonie du coeur le trépas des romances
C'est la mort de l'amour enterré sous le sable.

©eryndel