Venez, entrez dans la danse des rimes ! Poèmes mélancoliques ou joyeux, sombres ou idylliques, il y en a pour tous les goûts. En espérant que vous prendrez plaisir à les découvrir et que certains vous plairont, je vous souhaite une bonne lecture.
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, découvrir mes romans et nouvelles sur mon autre blog : La plume d'outre-rêve.

lundi 26 mai 2014

Ambiance : agonie de la Terre

Longin for Dawn - Our symbolic burial
A travers la plaine celtique à l'herbe grise gémissent les vents, et parmi les vieilles pierres du cercle érodé par le temps, résonnent les voix spectrales des druides d'antan. Où sont les peuples fiers d'autrefois, adorateurs de la Nature et de la Terre ? Les brumes fétides de la civilisation sans foi engloutissent les vestiges d'autrefois.
A travers les bosquets morts aux troncs gris dénudés gémissent les vents, et parmi les arbres chauves résonnent les sanglots des dryades d'antan. Où sont les peuples fées d'autrefois, serviteurs de la Nature et de la Terre ? Les pluies acides de la civilisation sans loi rongent les vestiges d'autrefois.
A travers les terres stériles et grises gémissent les vents, et dans les crevasses douloureuses gronde la voix de la Terre endeuillée. Où est la Nature sauvage d'autre fois, sa sœur immortelle ? La civilisation des hommes sans âme a voulu la tuer, et a pulvérisé les vestiges d'autrefois...

 ©eryndel

mardi 25 mars 2014

Sables mouvants

Dans l'ombre
Gluante
Je sombre
Dolente

Et le monde
Ecœurant
Suit sa ronde
De tyran

Dans l'ombre
Etouffante
Je sombre
Défaillante

Et je sonde
Le fond glaçant
De cette onde
M'emprisonnant

Dans l'ombre
Paralysante
Je sombre
Agonisante

Et moribonde
Je coule en songeant
Au cruel monde
Que je vais quittant

Dans l'ombre
Si repoussante
Je sombre
Indifférente

Et je sonde
Le flot sanglant
 De cette onde
Me capturant

Dans l'ombre
Ecrasante
Je sombre
Vacillante

Et le monde
Méprisant
Suit sa ronde
Ricanant

Dans l'ombre
Broyante
Je sombre
Souffrante

©eryndel 




mardi 11 mars 2014

Déchirure

Âme emprisonnée

Âme torturée
Âme tordue tirée déchirée

Par les obligations
D'un monde sans pitié
Et sans humanité

Sommes-nous des machines
Ou des êtres de coeur
Ayant droit au bonheur  ?

Sommes-nous des êtres libres
Ou de simples esclaves
A l'illusoire liberté ?

Le bonheur ?
Quelle naïveté
La liberté ?
Jamais
Si ce n'est
Celle de souffrir
Et de faire souffrir

Déchirure du coeur
Déchéance de l'âme
Déni de l'humain

©eryndel




lundi 27 janvier 2014

L'âme du loup


Dans l’œil du loup se reflète la lune
Ronde la lune dans l’œil du loup
Ronde la lune

Sous les pattes du loup file la neige
Froide la neige aux pattes du loup
Froide la neige

Sur la robe du loup glisse le vent
Grisant le vent sur la robe du loup
Grisant le vent

Dans l'oreille du loup chante la nuit
Douce la nuit à l'oreille du loup
Douce la nuit

Dans l'âme du loup vit la liberté
La liberté dans l'âme du loup
La liberté.

 ©eryndel

samedi 16 novembre 2013

A quoi pense-t-il donc... ?

A quoi songe-t-il donc
Ce cygne aux yeux soyeux
Effleurant de ses plumes
Des eaux les sombres cieux
Où son reflet s'allume ?

Ce cygne au cou gracieux
Qui plonge ses doux yeux
Dans des eaux d'amertume
A quoi songe-t-il donc ?

Sous ses cils somptueux
N'est-ce pas une larme
Qui allume des feux
Dans son œil en alarme ?
A quoi songe-t-il donc ?

©eryndel

lundi 7 octobre 2013

Nostalgie



Me manque la montagne à son heure hivernale,
Ses pics déchiquetés si noirs et menaçants
Qui couronnent des flancs de neige étincelants ;
Me manque sa grandeur fière, hautaine et glaciale.

Me manquent les torrents des fontes printanières
Dévalant les monts bruns en cascades grondantes,
Les névés où s'attarde une brume légère ;
Me manquent son air frais, ses forêts renaissantes.

Me manque la montagne et ses flancs verdoyants,
Ses forêts silencieuses aux percées lumineuses,
Ses sentiers serpentant dans les pierriers brûlants ;
Me manque de m'y perdre à la saison radieuse.

Me manque la montagne et ces cimes mouvantes
Tantôt perçant les cieux, tantôt dissimulées
Sous les nuages pâles aux vagues dévorantes ;
Me manquent ses flancs d'or par l'automne embrasés.


Me manque la montagne éternelle et changeante,
Accueillante tantôt, et tantôt menaçante,
Mais toujours attirante, mystérieuse et distante.


©eryndel

samedi 20 juillet 2013

Dans l'ombre noire des Aiguilles rouges...



Dans l'ombre noire des Aiguilles rouges
Sous les eaux si claires du Lac Blanc
Brille la glace veinée d'argent
Et nulle vie dans ces eaux  ne bouge

Dans l'ombre noire des Aiguilles rouges
Je contemple, assise, le Lac Blanc
Et je regrette le lointain temps
Où nul marcheur ne venait profaner
Ce sanctuaire de paix immaculé
Sous l'ombre noire des Aiguilles rouges

Dans l'ombre noire des Aiguilles rouges
Où dort le limpide et froid Lac Blanc
Je contemple les glaciers mourants
Et leur moraine ancienne où rien ne bouge.

                                                                                                                                 ©eryndel






mercredi 17 juillet 2013

Orage diluvien


Dans le ciel poignardé par les lames brillantes de la foudre retentit la colère violente de la montagne. Tonne l'écho des cris de la foudre ! ou bien serait-ce une avalanche de rochers, là-bas, sur les flancs abrupts des monts voilés par le déluge ?
Dans les massif rocailleux assaillis par les flèches assassines du ciel les torrents jaillissent des blessures de la montagne. Grondent les eaux nouvelles qui cascadent en emportant tout, rochers, végétation, sur leur passage ! ou bien serait-ce le feu que la foudre allume dans les arbres, là-bas, sur les flancs torturés de la montagne ?
Dans la vallée dévastée par la pluie la ville inondée s'affole sous les larmes torrentielles de la montagne. Courent les hommes en sandales dans les rivières des rues ! mais n'est-ce pas une éclaircie bienfaisante qui se lève, là-bas, sur les flancs brillants des monts lavés par la pluie ?
©eryndel

mardi 16 juillet 2013

L'ennui

Acrostiche trouvant son inspiration dans un tableau de Dali bien connu...


Etirement infini du temps
Ni rapide
Ni lent
Une minute d'éternité
Impossible à combler

©eryndel

dimanche 30 juin 2013

Éternité


Pour Inari.


Rocheuses solitudes couronnées de glace
Hors du temps, hors du monde
Loin des hommes et de leur agitation profonde,
Vous régnez, face à face
Avec l’Éternité.

Divinités de pierre aux robes enneigées
Hors du temps, hors du monde
Loin des cris de détresse et des guerres immondes
Vous siégez, pétrifiées,
Devant l’Éternité.

Impassibles géants aux durs flancs verdoyants,
Hors du temps, hors du monde
Où souffre et pleure une humanité moribonde
Vous Êtes, simplement,
Comme l’Éternité.

Immortelles montagnes, impassibles sommets,
Hors du temps, hors du monde
Quand un jour se tairont les hommes et leur faconde,
Vous serez toujours dressées
Face à l’Éternité.

©eryndel